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Sous le feuillage est un blog spécialisé en littérature de jeunesse né en avril 2008. Pour vous parler de mes coups de coeur, partager ma passion pour cette littérature si vivante et productive. Un blog à l'image de ma passion pour la littérature de jeunesse : simple, engagé, enthousiaste.
Pour découvrir, rêver, vibrer, s'évader et s'amuser...
Depuis 2014, en tant que maman, je vous parle de mes découvertes en matière de jeux, jouets, activités et loisirs créatifs que je partage avec mon fils.

Merci à vous et bonne visite...

Je veux vivre

4
Jenny Downham


Editions Plon
Traduit de l'anglais par Aleth Paluel-Marmont
Paru en Juin 2008
393 Pages



Quatrième de couverture: Tessa a 16 ans.Elle a décidé de vivre. Il y a urgence : elle sait qu'elle va mourir. Et elle sait tout ce qu'elle veut faire avant. Conduire une voiture, dire oui à tout pendant une journée, faire l'amour, fumer des joints, devenir célèbre, réconcilier ses parents séparés. Le compte à rebours commence : Tessa enchaîne les 400 coups avec sa meilleure amie Zoé, rend son père fou d'inquiétude et. tombe amoureuse. Avec Adam, elle découvre la douceur, le véritable amour.Tout est plus fort et plus exaltant. Plus émouvant aussi. Car chaque souffle, chaque ligne de cette " love story " d'aujourd'hui dit la pureté et la tendresse, la sensibilité à fleur de peau d'une adolescente courageuse et entière, inoubliable.
A propos de l'auteur: Jenny Downham, 43 ans, a été actrice dans des hôpitaux et des foyers pour jeunes.Je veux vivre est son premier roman. Il a connu un immense succès en Angleterre, aux Etats-Unis et en Hollande. Elle vit aujourd'hui à Londres avec ses deux jeunes fils.



Tessa Scott, 16 ans, un nom à trois syllabes ! Hélàs, pas suffisant pour ce qu'elle désire plus que tout au monde et qui se résume en trois mots, trois simples mots: Je veux vivre! Ces mots qui explosent mais qui restent muets par la maladie, qui progressivement, comme un poison ôte le moindre soupçon de vitalité de Tessa. Ce fichu cancer, cette vie pourrie à l'intérieur d'elle, cette mort éclatante de réalité, toutes ces évidences plaquent Tessa dans son lit, alors qu'elle a tant à découvrir, à apprendre, à vibrer. Oui c'est précisément cela, l'idée de Tessa... faire vibrer son corps, faire l'amour, encore mieux tomber amoureuse! Faire vibrer son corps comme pour mieux dire à sa maladie "Tire-toi, tu m'empêcheras pas d'aimer". Tessa a une leucémie mais elle est pétillante, irritable, incontrôlable; elle fait une liste ahurissante: sexe, drogue, insouciance. Tout y passe. Une vie en accélérée. Accompagnée de Zoey, sa meilleure amie, d'un père qu'elle fait tourner en bourrique, d'un petit frère qui comprend pas tout, elle se lance dans des actes exagérés, complètement fous et dangereux comme pour mieux voir la mort en face et comprendre finalement que quoiqu'elle fasse, elle n'y échappera pas. Tessa Scott, 16 ans, pleine de colère et d'envies, faite de pulsions et d'émotions, une adolescente enflammée et animée par une volonté de fer "Je veux vivre avant de mourir".

Ce roman ne laisse pas indifférent, c'est certain. Même si j'ai beaucoup moins aimé cette lecture qui fut parfois éprouvante si ce n'est irritable. Quand vous lirez ce livre, traite du même thème mais Sally Nicholls y distille une douceur, une tendresse que l'on ne trouve pas chez Jenny Downham. Non, pour sûr Tessa n'est pas tendre! Elle traite son père de la pire des manières, balance des horreurs à tout bout-de-champ, ses pensées sont funestes et meurtries, et se conduit comme la dernière des délurées avec ses expériences illégales. Tessa est une adolescente en colère, sa maladie la ronge et la rend parfois méchante. C'est pourquoi ce personnage ne m'a inspiré aucune pitié ni même de la compassion. Soit, le cancer est une vraie ordure, une maladie puante, et ça on le comprend avec Tessa. Mais j'aime beaucoup sa manière de voir la vie, ce qui lui reste de volupté et de sensations. Les passages où Tessa se donne à l'amour, à la vie sont forts, terriblement authentiques. La fin m'a inspiré un grand calme, une fin paisible, une mort qui coule naturellement, sans larmes. Une fin un peu longue mais accueillie avec un grand soulagement car le reste du livre est épreuve. J'avoue avoir détesté Tessa plus d'une fois mais finalement avec le recul, je sais que ses réactions ne sont pas éloignées de cette réalité qu'est le cancer; il affecte les coeurs et rend le patient méchant, comme s'il en voulait à la terre entière. Pour tout ceci, chapeau bas car Jenny Downham a su restitué ce qu'il y a de plus misérable dans cette maladie, car toute cette colère n'est pas le reflet du malade, bien au contraire, c'est la fureur de vivre qui s'exprime, cette envie de vaincre qui emporte tout dans son sillage. Et que reste-t-il ? Ce n'est certainement pas la colère ni la rancune contre la maladie mais le désir de dire au revoir à sa famille. C'est l'histoire de Tessa Scott, de sa maladie mais surtout de ses déboires, de ses peurs, de ses espoirs, bref! c'est l'histoire de sa vie...



Je remercie grandement Guillaume Teisseire ainsi que le site Babelio pour cette opération Masse Critique et pour l'envoi généreux de deux titres sur ce thème bouleversant. Bien que différentes, ces deux lectures ont chacune, à leur manière, suscitées beaucoup d'intérêt. A lire également l'avis de Clarabel et de Book'in.

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

Ce titre existe aussi en édition jeunesse chez Plon Jeunesse.




2,5 champignons/5

Commentaires

  1. Failli l'emprunter à la médiathèque mais bon, j'ai un coeur de pierre alors je passe !:)

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  2. J'hésite à lire ce livre à cause du thème... dès que ça parle de maladie, je vire folle! Je crois que l'autre que tu cites pourrait me plaire davantage. Bref... on verra!

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  3. Je lisais ton avis, ça monte, ça descend, mais ton verdict final... schlack, la claque : 2,5 / 5 ! Ouch. Je m'attendais à un peu plus. Me suis trompée.

    La fin est trop longue, selon moi. Un peu trop "on sort les violons", c'est dommage. L'auteur avait su échapper au piège jusque là. Bon, tant pis. Je me suis découvert un coeur de pierre, car je n'ai pas pleuré, mais j'ai été exaspérée par la lenteur. Hmm... :/

    Je crois que c'est mieux d'ôter toute douceur à ce récit, celui donne davantage de force, et de poids. C'est une sale maladie, sans pitié, donc pourquoi distiller une fausse illusion ? Je crois hélas que la douceur n'a vraiment pas sa place.
    Mais ce n'est que mon avis.

    Car tu vois, je n'ai pas envie de lire le livre de S. Nichols, qui traite du même thème. Un peu trop, d'ailleurs, je n'ai pas envie d'y replonger, à force ça use. Et ça déprime un peu... :(

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  4. Pour Karine et Clarabel: Oui c'est un livre dur et j'ai nettement préféré celui de Sally Nicholls, plus tendre et drôle, plus doux mais Clarabel je suis d'accord avec toi, le cancer c'est pourri et violent et je ne vois pas poukoi on devrait en parler avec des mots doux! Sinon oui désolée pour la claque, je crois que la note est due à cette comparaison sur le même thème car j'ai beaucoup moins aimé Je veux vivre, tu comprends Tessa est trop ...elle est trop quoi! le pire je vais te dire c'est que je l'ai vécu et jai connu le fait de supporter un etre proche qui avait cette maladie et qui devenait méchant! alors je sais pas je trouve pas que ce soit l'essentiel à ressortir d'une telle épreuve d'où mon 2,5. Car crois-moi pour moi aussi Je veux vivre a été une claque!

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