27 juin 2016

Le sel de nos larmes

Ruta Sepetys

Gallimard Jeunesse
Collection Scripto
Traduit de l'anglais par Bee Formentelli
Juin 2016
477 pages
16,50 euros

Roman ados dès 15 ans
Thèmes : Guerre, Exil, Fuite

Quatrième de couverture : Hiver 1945. Quatre adolescents. Quatre destinées. Chacun né dans un pays différent. Chacun traqué et hanté par sa propre guerre. Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied vers la côte de la mer Baltique devant l'avancée des troupes soviétiques, quatre adolescents sont réunis par le destin pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes. Tous partagent un même but : embarquer sur le Wilhelm Gustloff, un énorme navire promesse de liberté. Ruta Sepetys révèle la plus grande tragédie de l'histoire maritime, qui a fait six fois plus de victimes que le Titanic. Cette catastrophe méconnue lui inspire une vibrante histoire d'amour, de courage et d'amitié. 

"On ne peut considérer ce roman comme une oeuvre de fiction. Pour moi, je ne vois pas Lina, sa mère, son frère, Andrius comme des personnages. C'est un roman qui s'appuie sur des anecdotes réelles, ce qui place le lecteur dans un contexte de réalisme émotionnel, poignant et saisissant. On ne peut qu'être attaché à Lina, cette adolescente combative, courageuse, touchante et par l'amour inouï qui enracine cette famille, formant un seul et même espoir. Roman de prise de conscience inévitable, Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre est porté par une plume fluide, limpide, sobre et émouvante, sans jamais tombée dans l'excès de sentiments. Parce que certaines choses doivent être dites avec simplicité, Ruta Sepetys n'en épargne pas la sensibilité et l'intensité du propos."

Hiver 1945. Alors que la 2nde Guerre mondiale touche à sa fin, les armées soviétiques envahissent la Prusse orientale. Une évacuation de la population commence, dans des conditions extrêmement difficiles. Des milliers de réfugiés entament une longue marche de l'exil et parmi eux quatre adolescents, aux parcours différents vont se croiser. Après le froid, la faim, les bombardements, les contrôles d'identité, ils s'unissent pour atteindre un seul but : embarquer sur le Wilhelm Gustloff, un navire leur permettant de rejoindre l'Allemagne...

Tout d'abord j'ai beaucoup aimé l'alternance des 4 voix, celles des 4 personnages adolescents que l'on rencontre à divers moments de leurs parcours. Florian, Joana, Emilia et Alfred, des jeunes de nationalité différente, évoquent leurs peurs, leurs doutes, leur volonté et surtout leurs difficultés à quitter famille, amis et pays. Ils nous racontent leur fuite, leur marche de l'exil, la guerre, ce qu'ils ont vécu et où ils espèrent se rendre. On comprend vite l'intention de l'auteure de se les faire croiser en un même destin lié...Mais on est vite embarqué par l'intensité du contexte, l'ambiance pesante et oppressante du roman. 

Encore une fois, Ruta Sepetys écrit en toute simplicité avec beaucoup d'émotions et de subtilité. Elle livre ici un épisode de l'Histoire peu connu : la catastrophe maritime qui a causé plus de victimes que le Titanic. Alors forcément, le roman est captivant, prenant et passionnant grâce à une écriture documentée et alerte, grâce à des personnages attachants, courageux et combatifs, grâce à cette dose d'espoir et de lumière qu'apporte l'auteure par le biais d'une histoire d'amour forte et sincère. J'ai dévoré les pages parce que les chapitres courts sont dynamiques et donnent un rythme assez singulier et rapide au roman, comme si, on le sait, la catastrophe était imminente et comme s'il fallait à tout prix raconter l'histoire de chacun avant le drame, avant l'oubli. J'ai d'ailleurs eu des frissons en lisant la lettre de l'auteure, sur son ressenti et pourquoi elle avait écrit son roman, dont je vous livre ici, une partie. 

"Au cours de mes recherches, j'ai étudié des notes et des histoires qui avaient été enfermées dans des bouteilles et lancées à la mer durant la guerre. Pour beaucoup, le message dans une bouteille représentait le seul espoir de communication. Effrayés et seuls, ces êtres aspiraient désespérément à ce quelqu'un, n'importe qui, connaisse leur histoire. Vous êtes ce quelqu'un."

Un beau roman, poignant, touchant, bouleversant et surtout important car Ruta Sepetys ne fait pas que soulever un fait historique longtemps occulté, elle le porte à notre connaissance, avec force et conviction, en nous en offrant un témoignage vibrant d'authenticité.  
 

26 juin 2016

L'objet de la semaine #9 : la table Sabléo de chez Oxybul

Cette semaine, place à la Table d'activités sable et eau, Sabléo de chez Oxybul Eveil et Jeux. Pourquoi ?


-Parce qu'on cherchait des idées d'activités pour occuper le petit gars de 18 mois pendant l'été.
-Parce que dès qu'il fait beau, un peu chaud, on la sort.
-Parce qu'elle est pratique et fonctionnelle : avec un bac eau, un bac à sable, un système de vidange, un couvercle pour fermer le tout, un sablier, une pompe à eau, un moulin, un râteau, une pelle et une cuillère, il y a tout pour s'amuser. Elle est tout en 1 : table d'activités de plein air (eau, sable), activités d'intérieur, table de pique-nique. Sans oublier qu'elle est facile et rapide à ranger.
-Parce que je trouve l'idée géniale et elle permet de jouer avec l'eau n'importe où : sur la terrasse, dans la véranda, sur un balcon, dans un appartement (pour ceux qui n'ont pas d'espace extérieur).
-Parce qu'on se croirait à la plage et en vacances à chaque fois qu'on l'utilise ! On fait des châteaux, des pâtés, on a du sable partout, on rigole, on s'éclabousse ! C'est trop fun.
-Parce que pour les jours pluvieux, elle est géniale aussi : bacs de rangement ou de transvasement, un couvercle servant de plateau pour colorier, dessiner, faire de la peinture ou de la pâte à modeler.




L'objet de la semaine c'est quoi ?

C'est un rendez-vous initié par le blog de Livres et merveilles, tous les quinze jours. Le but est de vous présenter un objet coup de coeur, acheté ou offert, neuf ou ancien qu'on adore. Ca peut-être une collection aussi (de boîtes), des objets de décoration, des jeux, des jouets, des meubles etc... Le but pour moi étant de vous montrer autre chose que des livres mais qui a un lien avec ma vie de maman geek, blogueuse et accro aux kawaiieries.


25 juin 2016

Toute résistance est inutile

Cora Carmack

La Martinière Jeunesse
Fiction J
Traduit de l'anglais par Maïna Sanconie
Juin 2016
283 pages
14,90 euros

New adult dès 15 ans

Résumé de l'éditeur : Dallas Cole connaît bien les sportifs. Elle a grandi dans l'ombre de son père entraîneur, et son ex-petit ami, qui a réduit son coeur en miettes, était le joueur vedette de l'quipe de foot de sa ville. Mais cette année, Dallas entre à l'université et compte passer à autre chose. Carson McClain, lui, n'a qu'une idée en tête : devenir titulaire de l'équipe universitaire et décrocher la bourse qui lui permettra de financer ses études. Pourtant, quand une jolie rousse prénommée Dallas fait irruption dans sa vie, sa concentration est mise à rude épreuve! Tous deux ont d'excellentes raisons de tenir leurs distances mais quand les sentiments s'en mêlent, même les règles du football américain paraissent simples!

J'avais beaucoup aimé la trilogie de Cora Carmack (Ce si joli trouble, Une si parfaite comédie, Une si troublante attention) car l'écriture légère, drôle et sexy offrait des romances new adult contemporaines plutôt sympas à découvrir et originales. C'est donc avec le sentiment d'être satisfaite que j'ai commencé le premier titre de la nouvelle série new adult de l'auteure. Pourtant, si on retrouve le style jeune et coquin de l'auteure, je n'ai pas été séduite par les personnages, caricaturaux au possible. La jeune fille qui entre en fac, a décidé de tourner la page d'un chagrin d'amour et d'aller de l'avant (si possible en s'amusant un peu) et de l'autre côté le gars sexy en diable, joueur qui doit absolument se concentrer sur son entraînement pour décrocher une bourse d'études...tout ça c'est du vu, du revu, du archi revu et dès le début, ça m'a agacé. Le déroulement de l'intrigue était cousu de fil blanc, sans vraiment de réelles surprises, l'action étant prévisible, les actes et les pensées des personnages aussi. Pourtant j'ai aimé certaines situations, toujours amusantes, rocambolesques et drôles qui apportent à la romance et aux relations des personnages quelque chose d'addictif et d'efficace. Si mon sentiment général est donc une légère déception car je pense que Cora Carmack est resté sur ses acquis et n'a pas su renouveler le genre, Toute résistance est inutile reste une lecture agréable et divertissante pour l'été! Seul bémol, son niveau est bien moindre par rapport à la première trilogie. 

Winston - Un chat en mission secrète

Frauke Scheunemann

Fleurus
Traduit de l'allemand par Peggy Rolland
Juin 2016
365 pages
15,90 euros

Roman ados dès 12 ans
Thèmes : Chat, Amitié, Enquête

"Si on m'avait dit à quel point mes nouvelles camarades de classe étaient des pestes, jamais, ô grand jamais, je n'aurais accepté d'échanger de corps avec Kira. Je serais bien volontiers resté le magnifique chat de race, à l'esprit affûté, un poil trop gâté, que j'étais avant ce maudit orage. Je continuerais de me prélasser sur le canapé de notre appartement de l'Allée-Haute et mon colocataire, le professeur Werner Hagedorn, continuerait tranquillement de donner ses cours de physique quantique. Or, au lieu d'être allongé sur mon canapé, je me tiens là... debout. Nom d'une sardine à l'huile ! Quelle super gigantesque pagaille!"

L'histoire de Winston est une excellente surprise! En fait le roman lui-même est une chouette et agréable lecture qui m'a fait sourire et rire. Il y a de bonnes idées et dès les premières lignes, l'humour caustique et érudit du chat de luxe Winston fait mouche et nous embarque dans une histoire farfelue aux accents pourtant assez réalistes. Tout commence lorsque Winston s'aperçoit avec mécontentement que sa gamelle ne contient pas son plat favori. La domestique de son maître s'en va pour un temps et celle-ci est remplacée par sa soeur qui a une fille nommée Kira. Très vite, Winston se prend d'affection pour cette petite fille qui a des ennuis avec son beau-père et la police, et l'école. Winston a pitié et aimerait aider l'enfant. Aux termes d'une histoire alambiquée, il sera question de chantage, de trafic de cigarettes, de dénonciation, de soucis scolaires et d'un échange pas comme les autres. En effet, entre Kira et Winston, un lien d'amitié s'établit, entra affection et compréhension. Un orage éclate : Winston se retrouve dans la peau de Kira et inversement. Un retournement de situation qui fait basculer le récit dans un récit d'enquête fantastique et extraordinaire. Déboussolés, ils vont néanmoins tout faire pour s'entraider et trouver des solutions à leurs problèmes respectifs...


Winston c'est un roman drôle, fantastique sur l'amitié et l'entraide d'un chat et d'une petite fille. Si Winston est un chat pantouflard, délicat, qui ne met jamais les pattes dehors...il va se retrouver dans des situations cocasses à l'école de Kira. Inversement Kira, dans la peau de Winston, va retrouver les chats de gouttières du quartier et essayer de remédier à la réputation de Winston jugé comme un chat de race snobinard! Leur quotidien est bouleversé! Humour, anecdotes rocambolesques, dialogues sympathiques, sujets divers, ce roman est réussi, entre suspense efficace et aventures attachantes. J'étais enthousiaste et je suis complètement emballée par ce premier tome rafraîchissant dont la couverture fait un clin d'oeil à Gigi dans Kiki la petite sorcière!

Anna Lisa, docteur Bonheur

Eoin Colfer

Gallimard Jeunesse
Folio cadet / Premiers romans
Traduit de l'anglais par Vanessa Rubio
Illustré par Matt Robertson
Mai 2016
64 pages / 6,70 euros

Roman cadet dès 7 ans
Thèmes : Humour, Chagrin, Parents/Enfants

Quatrième de couverture : Bonjour, je m'appelle Anna Lisa, docteur Bonheur. Je fais le même métier que ma maman : elle redonne le sourire aux gens qui ont l'air triste. J'ai mis mon déguisement d'infirmière et je me suis installée dans son cabinet. C'est comme ça que j'ai rencontré Edouard. Il a un problème de papa et moi, Anna Lisa, j'ai une solution...Une aventure pleine de drôlerie, racontée par une apprentie docteur irrésistible. La recette du bonheur, selon Eoin Colfer.

La maman d'Anna Lisa est psychiatre. Plus tard, Anna Lisa voudrait faire le même métier que sa maman. Alors en attendant, elle a décidé d'être son assistante et de s'entraîner. Avant chaque consultation, dans la salle d'attente, Anna Lisa observe attentivement les patients. Certains sont tristes, d'autres dépriment, d'autres ont le regard vide. Ce jour là, un petit garçon attend son papa. Il a l'air triste parce que son papa est triste et ne veut plus rien faire. Avec mélancolie, le petit garçon se remémore les bons moments de jeux, de rires avec son papa. Comment faire pour redonner le sourire aux gens ? Comment faire pour les rendre heureux ? Anna Lisa a décidé qu'il sera son premier patient et d'ouvrir son cabinet. 

Dans ce petit roman parfait, Eoin Colfer réunit justesse du ton et humour attendrissant pour évoquer les problèmes des adultes, qui peuvent devenir les problèmes et l'objet de chagrin d'enfants. Ainsi Anna Lisa, docteur Bonheur donne la recette pour évoquer des sujets délicats et sérieux et les dédramatiser avec un humour attachant, une innocence et une naïveté qui font sourire. Les petits bobos de la vie soignés par une apprentie psychiatre pas comme les autres et qui a un réel don pour voir ce que les autres ne voient pas. Parfaitement adaptée aux jeunes lecteurs, grâce à des chapitres courts, efficaces et illustrés, Anna Lisa, docteur Bonheur nous régale d'un récit à la fois sensible et réjouissant, ou une manière irrésistible d'analyser et de remédier aux tracas des adultes et des enfants. 

Le choix de Sam

Edward van de Vendel

L'Ecole des Loisirs
Collection Neuf
Illustrations de Philip Hopman
Traduit du néerlandais par Maurice Lomré
188 pages
10 euros

Roman Junior dès 9 ans
Thèmes : Amitié, Chien, Aventure

Quatrième de couverture :  Tout change dans la vie de Kix le jour où il rencontre un splendide chien des Pyrénées d'une blancheur éclatante. Le garçon et le mystérieux animal se prennent très vite d'amitié l'un pour l'autre. Sam, c'est le nom que Kix lui a donné, passe de plus en plus de temps chez le garçon. Il faut dire que Kix et sa soeur font preuve de beaucoup d'attention à l'égard du chien et que celui-ci raffole de leurs caresses. Pourtant, Kix est inquiet. Et si le propriétaire de Sam le réclamait ? Au cours d'une terrible nuit pleine de rebondissements, le garçon va prouver combien il aime son chien. Ce livre est inspiré d'une histoire vraie. Lors d'une visite à sa famille au Canada, Edward van de Vendel a assisté à l'apparition soudaine d'un grand chien blanc. C'est cette aventure qu'il raconte dans ce livre.

Le choix de Sam est une touchante histoire d'amitié entre un chien errant et un enfant. Si le thème est connu, j'ai eu un petit coup de coeur pour cette aventure inspirée de faits réels. Leur rencontre est émouvante puisque Max, chien blanc aux yeux perçants et expressifs est un chien égaré. Kix et sa petite soeur veulent absolument le garder, pourtant leur père affirme le reconnaître. Il s'agit du chien d'un homme aux troubles mentaux et violent. Max aurait été battu et maltraité. Le coeur gros, Kix voudrait le protéger. Il se sent comme son maître. Ils se sont choisis l'un l'autre...

Une très belle histoire d'amitié, quelque peu classique mais très bien construite et écrite avec justesse, sensibilité et âme d'enfant. L'innocence de Kix est touchante et l'on ressent tout son désarroi, sa tristesse face à l'injustice de la situation. Heureusement tout se finit bien et le fait que tout ça se soit réellement passé, donne encore plus de force et de conviction au roman et à son message fort contre la maltraitance des animaux. 
 

La fille du papillon

Anne Mulpas

Le Livre de Poche Jeunesse
Mai 2016
224 pages
6,90 euros

Roman ados dès 14 ans
Thèmes : Adolescence, Journal intime, Apprentissage

Quatrième de couverture : Solveig a décidé de débuter un journal intime. Mais attention : le girly, c'est pas son style. Alors pourquoi s'y mettre ? Entre autres, à cause d'un garçon si spécial qu'elle l'a surnommé "le Monde" ; de son père, veuf et volage - papillon, donc ; de son amitié trouble avec la Ni. Solveig ne manque finalement pas de raisons de commencer un journal... ni de fantaisie pour le remplir.

 " Je me suis trompée moi-même. Moi, Solveig, seize ans aujourd'hui-jour-de-pluie, je commence un cahier d'écriture. Un journal intime pour dire le mot que j'exécrais. J'ai toujours détesté les filles qui en tenaient un, et c'est courant, mais autant dire tout de suite, j'aime personne ou presque. Je trouvais que c'était idiot de raconter les riens, vraiment riens du quotidien [...]  [...]  alors pourquoi s'y mettre?
C'est venu comme Ça, avec Ça. Depuis que j'ai rencontré le Monde en bas de chez moi. Oui. Le Monde."

Tout commence quand Solveig, 16 ans, rencontre "Le Monde", un garçon dont elle tombe amoureuse. Depuis la mort de sa mère, elle vit seule avec son père, homme un peu volage, qu'elle surnomme "Le Papillon". A travers son journal, Solveig livre ses doutes, ses questions sur elle-même et son entourage. Solveig est une adolescente sans chichis, qui n'est pas girly pour un sou, qui déteste les ragots et les papotages inutiles. Elle est un peu brut de pomme mais c'est surtout elle raconte son histoire, ses pensées avec une grande sensibilité, avec émotion et poésie : les aventures de son père volage, sa relation avec sa meilleure amie, ses sentiments pour "Le Monde". Si le concept du journal intime ne m'a pas paru plus original que ça, l'héroïne apporte un regard frais et nouveau qui fait du bien, qui est presque magique. Un récit intime vivant et vibrant d'énergie, proche de l'oral, si bien que la proximité s'instaure très vite avec le lecteur. Pas mal du tout!

20 juin 2016

L'attrape-lune


Séverine Vidal
Barroux

Mango Jeunesse
Mai 2016
24 pages
14,50 euros

Album Jeunesse à partir de 5 ans
Thèmes : Grand-père, Enfance, Souvenirs

Quatrième de couverture : Mon papy a toujours des histoires folles à raconter. Et je le crois. Il a fait tous les métiers du monde, il a même croisé une sirène... Pour moi, il pourrait décrocher la lune. Il a sur sa tête, toujours, son petit chapeau rouge. Un jour, plus tard, dans longtemps, demain, il me le donnera... 

L'attrape-lune est un très bel album qui raconte l'histoire d'un petit garçon qui parle de son papy. Son papy a lui est extraordinaire. Il a toujours son chapeau rouge sur la tête (et même qu'un jour il lui donnera!). Il raconte des histoires incroyables d'aventures, des souvenirs sortis du grenier, des inventions loufoques pour le faire rire et rêver. C'est un chouette, très chouette papy qui aime beaucoup son petit-fils et qui va l'emmener sur la Lune et lui raconter une histoire d'attrape-lune pour la faire briller. Bon... on l'avait compris, ce papy là, aussi pétillant soit-il est un drôle de phénomène, un brin affabulateur, carrément inventeur : dresseur de gnous, pirate à certaines heures, astronaute... Que d'aventures et d'histoires que le petit croit, où ses yeux d'enfant pétillent d'admiration, d'amour et d'amitié pour cet homme généreux. Car un papy comme ça, on en rêve et on l'aime! Forcément.


Servi par des illustrations poétiques, magiques et attendrissantes, L'attrape-lune est de ces albums qui rendent nostalgique grâce à son texte tout en sensibilité, tout en douceur qui raconte ce lien affectif si unique, si exceptionnel. Les illustrations de Barroux sont tout aussi réussies et font naître un fort sentiment d'importance, de richesse qu'est la transmission entre générations grâce à des contours tout en rondeurs, à de jolies couleurs saisissantes et à un univers empreint d'imagination. Un album riche d'émotions qui célèbre avec force et tendresse, l'apport de nos grands-parents dans l'éducation de nos enfants. Attachant et émouvant...