Image

Image

Bienvenue

Sous le feuillage est un blog spécialisé en littérature de jeunesse né en avril 2008. Pour vous parler de mes coups de coeur, partager ma passion pour cette littérature si vivante et productive. Un blog à l'image de ma passion pour la littérature de jeunesse : simple, engagé, enthousiaste.
Pour découvrir, rêver, vibrer, s'évader et s'amuser...
Depuis 2014, en tant que maman, je vous parle de mes découvertes en matière de jeux, jouets, activités et loisirs créatifs que je partage avec mon fils.

Merci à vous et bonne visite...

La cité bleue d'Icaria

1
Les agents de M. Socrate Tome 2

Arthur Slade

Editions du Masque
Collection MsK
Traduit de l'anglais par Marie Cambolieu
Paru en Février 2011
286 pages
12 euros


Roman Junior/Ado dès 11 ans
Thèmes : Aventure, Espionnage, Steampunk


Présentation de l'éditeur :
Londres, sous l’ère victorienne. Jeune orphelin devenu espion grâce à des pouvoirs de transformation dépassant l’entendement, Modo travaille pour le compte de M. Socrate. Aidé par la belle et redoutable Octavia, il va devoir enquêter sur un nouveau mystère. Au large de l’Irlande, une demi-douzaine de navires ont déjà coulé au même point précis. Selon les dires des rares survivants, les bateaux auraient été attaqués par un monstre marin inconnu. En s’aventurant sur place, ils savent ce qui les attend. Quand le vaisseau est attaqué, Modo passe par-dessus bord. Alors que le vaisseau regagne péniblement la côte, Octavia refuse de croire que son compagnon s’est noyé. En effet, Modo a été recueilli par le mystérieux monstre marin, qui n’est autre que L’Ictinéo, submersible ultra-perfectionné dirigé par une jeune femme, Delphine Monturiol. Celle-ci a construit une cité entière au fond de l’océan où toutes sortes d’hommes et de femmes cohabitent en parfaite égalité. Tout d’abord bouleversé par ce monde harmonieux où sa difformité ne fait pas de lui un paria, Modo comprend rapidement qu’il n’est ici qu’un prisonnier. Il doit tout faire pour fuir l’Ictinéo. Peut-il vraiment faire confiance à Colette, la jeune espionne française, captive, comme lui ? Comment prévenir Octavia du danger alors qu’elle se rapproche de la zone fatale ?


Emballée par le premier tome de cette tétralogie canadienne La Confrérie de l'Horloge, je n'ai pas été déçue par La cité bleue d'Icaria qui tient toutes ses promesses en matière de roman d'aventures et d'espionnage. Modo et Octavia, les agents de M. Socrate ont une nouvelle mission et pas des moindres. En partance pour New-York, sous la couverture de jeunes mariés, ils doivent rejoindre la côte islandaise où plusieurs navires ont sombré au même point précis. Etrange coïncidence ? M.Socrate n'y croit pas, surtout que La Confrérie de l'Horloge semble également s'intéresser de près à ces disparitions. Une seule piste pour Modo et Octavia : l'Ictinéo. Mais qu'est-ce que c'est ? Alimenté par des légendes et des rumeurs, l'Ictinéo serait une créature marine, un monstre des flots tel un kraken qui engloutirait les bateaux... En mer, les péripéties commencent et les deux jeunes agents sont séparés. Octavia, désespérée, pense que Modo s'est noyé...mais ce dernier est recueilli par le mystérieux Ictinéo qui n'est autre qu'un majestueux sous-marin, une prouesse technologique et fascinante...

La Confrérie de l'Horloge plongeait ses lecteurs dans l'Angleterre victorienne, en plein Londres du XIXe siècle, entre fog et sociétés secrètes terroristes...Arthur Slade, dans La cité bleue d'Icaria frappe encore plus fort et nous embarque pour un voyage fantastique à la Jules Verne. Ce qui est toujours impressionnant chez l'écriture d'Arthur Slade ce sont ces références multiples à notre patrimoine littéraire classique. Tous les grands romans anglais sont modernisés et remis au goût du jour : Griff, agent invisible ayant servi de cobaye pour des expérimentations scientifiques sort tout droit d'un Dr Jekyll et Mr Hyde alors que la cité d'Icaria, mythique et fantastique nous rappelle Les vingt mille lieues sous les mers. Promesse tenue donc pour cette série qui n'en finit pas de nous étonner grâce à une imagination fertile et une écriture aussi fluide que dynamique. Si le travail psychologique des personnages est cependant moins soigné, on sent qu'Arthur Slade s'est concentré sur la description d'une cité utopique Icaria, où chacun, aussi différent soit-il pourrait vivre en liberté et en toute égalité. Une cité au fond de la mer telle l'Atlantide qui s'appuie sur des idéaux visionnaires, inspirée par le progrès scientifique, loin de la surface où les hommes sont égoïstes et corrompus...La fondatrice n'est autre que Delphine Monturiol, le capitaine de l'Ictinéo qui semble bien déterminée à défendre ses valeurs et ses principes face à une Mlle Hakkandottir jusque là peu présente mais tenace jusqu'à la fin du roman. Roman d'espionnage à la steampunk, La cité bleue d'Icaria promet plaisir de lecture. Rebondissements, scènes de combats et d'actions feront la joie des jeunes ados. L'humour est intact sous forme de répliques cinglantes entre Modo agent britannique et Colette, jeune espionne française. Je regretterais simplement la lenteur dans l'évolution et la relation des personnages. Nous en sommes toujours aux balbutiements entre Octavia et Modo. Celui-ci est toujours préoccupé par son apparence hideuse et son physique désavantageux alors qu'il faudrait lui faire franchir un cap... Modo s'est révélé un héros décevant et trop naïf dans ce tome! J'ai nettement préféré le charme et le charisme de Colette, une vraie combattante! Qu'à cela ne tienne, je suis certaine qu'Arthur Slade nous réserve encore de belles surprises dans les prochains tomes!



Un énorme merci à Anne et aux éditions du Masque pour la surprise
Les avis d'Emmyne, Schlabaya, Laure
Ma chronique sur le tome 1 : La Confrérie de l'Horloge

Commentaires

  1. Je l'ai terminé hier soir et je suis tout à fait d'accord avec ton avis. Très bonne intrigue, très bon personnage de Colette mais pas assez de révélations et d'évolution de Modo. Mais cela va venir, j'en suis certaine.

    RépondreSupprimer

semer sa p'tite graine!

Sous le feuillage | Design par Catherine Surr