vendredi 30 septembre 2011

Au cirque fanfaron - Editions Gulf Stream


T1 Hector l'éléphant funambule
Au cirque Fanfaron présente Hector, l'éléphant funambule. Hector s'ennuie au zoo et il se trouve trop gros. Dans sa cage, il ne peut pas bouger. Il déprime notre éléphant. Mais Alfonso, le merle, Monsieur Loyal du cirque Fanfaron propose à Hector une formation...Si si! Hector part avec la troupe pour préparer des spectacles enflammés. Le voilà consolé! Hector fait la connaissance des artistes et commence à s'entraîner. Mais pauvre Hector, il se trouve maladroit et part se cacher. Heureusement la troupe est là pour découvrir son talent caché! Ferme les yeux Hector et envole-toi!



T2 Ernesto le coq acrobate
Au cirque Fanfaron présente Ernesto, le coq acrobate. Ernesto aussi s'ennuie! Dans la basse-cour, il n'y a pas grand chose à faire, à part embêter les petits frères! Ernesto saute, Ernesto vole mais il retombe aussi sec! Ouille! Alors Pipo le papillon vient le chercher. Ernesto fera ses cabrioles devant un public endiablé. Il prévient sa mère et s'en va au cirque. Quel numéro va-t-il pouvoir jouer?


AUTEUR : Carole Trébor
ILLUSTRATRICE : Arianna Tamburini

Gulf Stream éditeur
Collection Au cirque fanfaron
Paru en Novembre 2011
24 pages
9,50 euros

Albums Jeunesse dès 3 ans/ Public 3/5 ans
Thèmes : Humour, Cirque, Amitié

A propos des auteurs/illustrateurs : Ecrivain, JRI et réalisatrice, Carole Trébor est aussi auteur et metteur en scène de pièces de théâtre présentées dans différents festivals (Les Musical's à Paris, Music'hall à Toulon, Performances d'acteur à Cannes, festival d'humour de Tournon-sur-Rhône, etc.). Arianna Tamburini est une jeune illustratrice italienne qui réalise avec talent et inventivité des collages légers comme l'air. Remarquée au salon Bologna Ragazzi en 2010, elle a publié Dans mon petit coeur de chat aux éditions Scarabéa.


Au cirque Fanfaron est une collection jeunesse qui proposent des albums tout carton à destination des enfants dès 3 ans. C'est un monde coloré, enjoué et plein de charme qui remplit les pages de ces albums. Grâce à des illustrations enfantines, expressives, fraîches et poétiques, cette collection gagne en originalité. C'est un univers plein d'humour que nous propose le duo réjouissant Carole Trébor et Arianna Tamburini. Le thème de la collection est le thème choisit par le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil 2011. Sur ce thème du divertissement, les récits sont ludiques et favorisent l'imaginaire relatif aux activités physiques et aux métiers autour du cirque. Au cirque Fanfaron est une collection pleine d'énergie qui a envie de montrer aux enfants l'importance du dépassement de soi. C'est un univers dans lequel on apprend à vaincre ses peurs, à aller au-delà de nos capacités. Univers de joie et d'optimisme, c'est aussi l'occasion pour les enfants de faire de belles rencontres et de découvrir les notions d'amitié et de solidarité. C'est une collection unique, qui propose un autre type d'illustration tout aussi agréable et visuel : les collages rigolos, des couleurs vives, des pastelles fraîches, des motifs et des détails ravissants. Au cirque Fanfaron présente plusieurs personnages et chacun a son rôle à jouer dans la troupe. Il y a Hector l'éléphant, Ernesto le coq, Marguerite la vache, Alain le lapin, Joséphine la grenouille et Pipo le papillon. A chaque album, l'enfant lit une histoire drôle et pétillante, une aventure pleine de magie et de gaieté pour des spectacles de haute voltige. Alors venez vite découvrir qui fait le clow, qui est l'acrobate, quel animal incarne le magicien! Une collection pour les petits, à ne pas manquer.


Un grand merci à Angela et aux éditions Gulf Stream pour la découverte!
Le site l'illustratrice : http://ariannata.blogspot.com/


Les Pyjamasques et la soupe à la citrouille

ROMUALD

Gallimard Jeunesse Giboulées
Collection Les Pyjamasques
Paru en Septembre 2011
28 pages
6 euros


Album Jeunesse dès 3 ans
Thèmes : Aventure, Amitié, Magie


A propos de l'auteur : Romuald est né en 1976 à Paris. Fasciné par les livres et les dessins animés de son enfance, il est très tôt pris d'une insatiable envie de dessiner et d'inventer des histoires. Il obtient son diplôme à l'école d'arts graphiques Estienne. Il réalise ensuite son autre "rêve de gosse" en devenant sapeur-pompier, mais ne peut s'empêcher de revenir au dessin. Après quelques années passées à travailler dans le domaine du jeu vidéo, il se consacre maintenant à ses projets éditoriaux. Entre deux dessins, il aime par-dessus tout courir en forêt et voyager.


Nos joyeux Pyjamasques sont partis pour une super aventure. L'école est finie, c'est l'heure de jouer. Chouette il y a Lilifée mais à chaque fois c'est pareil! Yoyo, Gluglu et Bibou se disputent la belle car ils veulent tous jouer avec elle! Alors Lilifée propose une idée : elle jouera avec celui qui sera le plus courageux! Mais comment savoir lequel des trois est le plus valeureux? Vous ne connaissez-pas? et Lilifée explique que derrière le bois, il y a un vieux potager et un chaudron dans lequel se trouve une soupe magique! C'est la soupe à la citrouille! Et le premier qui la boit sera le plus courageux des trois! Hop sitôt sitôt fait, Yoyo qui saute, Babou qui vole et Gluglu qui colle partent à toute vitesse vers la forêt. Mais dans l'obscurité, les enfants ne s'imaginent pas que la soupe est bien gardée...

Un album idéal pour Halloween mais aussi pour l'histoire du soir. Les trois Pyjamasques sont des héros rigolos, bourrés d'énergie et qui n'ont pas froid aux yeux! Fous de joie, ils sont toujours superactifs et dans cette histoire, ils vont devoir affronter des citrouilles sorcières. De vraies ogresses qui défendent leur soupe magique! Un album sympathique et drôle pour nos bambins qui s'identifieront aux aventures palpitantes des Pyjamasques!


Un grand merci à toute l'équipe des éditions Gallimard Jeunesse pour l'envoi.

Du rêve pour Chloé - Dadou aime l'école

Editions SKY COMM Jeunesse

Collection Le doudou de Dadou
Titre Dadou aime l'école
Textes de Cyril Garcia
Illustré par André Cadoret
Paru en Septembre 2011
24 pages
6,90 euros


Album Jeunesse dès 3 ans
Thèmes : Ecole, Amitié, Grandir




Dadou aime l'école raconte la première journée d'école de Dadou. L'album commence avec le choix des vêtements car la rentrée des classes c'est toujours un moment spécial où il faut être bien présenté. Puis sur le chemin, Dadou pleure parce qu'il ne veut pas laisser sa maman. Mais elle le rassure très vite : Dadou ne verra pas le temps passer. A l'école, dans sa classe, Dadou découvre sa maîtresse qui est très gentille. Toujours accompagné de son doudou, Dadou va faire pleins d'activités : le dessin, la musique, la ronde dans la cour de récré, les jeux de cubes. Puis le soir il raconte à ses parents comment il a bien aimé l'école. Chouette! ça tombe bien, il y retourne demain!

J'ai trouvé que cet album pour les touts-petits était doux et bien mignon. On aimera les dessins enfantins et colorés, cette ambiance rassurante. Dadou aime l'école raconte l'école avec tendresse : il y a toujours le doudou avec Dadou qui le suit partout comme étant un objet affectif et réconfortant lorsqu'on est loin de sa maman. Dadou fait un dessin pour sa maman, même à l'école il pense à elle mais ça ne l'empêche pas de faire d'autres découvertes. Dadou grandit et se construit. Idéal pour les rentrées des petites et grandes sections, cet album est à conseiller à partir de 3/4 ans, pour dédramatiser un moment qui est souvent synonyme de stress pour les enfants et les parents.


Du rêve pour Chloé
Textes de Pascale Albier
Illustré par Blandine de Paillerets
Paru en Septembre 2011
35 pages
9,90 euros


Album Jeunesse à partir de 6 ans
Thèmes : Princesse, Voyage, Découverte


"Caillou-bijou, caillou-chouchou, Youblidou, Badidou!"





Comment vous dire? Quand j'ai vu l'album Du rêve pour Chloé, j'avoue que j'ai eu peur et que je me suis dit voilà encore un album qui parle de princesses, de princes dans je ne sais quelle aventure et histoire d'amour... Et bien pas du tout ! J'ai été agréablement étonnée et j'ai adoré! Chloé est une princesse difficile! Ces derniers temps, le roi Fulbert son père voudrait la voir sourire et courir dans les couloirs du palais! Après tout nous sommes dans le Royaume Yadlajoie! Rien n'y fait. Chloé boude, Chloé ne joue plus, Chloé ne rit plus. Alors le roi convoque le fou et lui demande de faire rire et d'égayer sa fille adorée. Cabrioles, fariboles, le fou dégringole...et ses tours ne passent pas, Chloé ne rigole toujours pas! Mais le bouffon du roi ne veut pas rester sur un échec et prépare une surprise bien spéciale à la belle. Il offre à Chloé une boîte dans laquelle se trouve un caillou-bijou magique. Il a roulé dans toutes les rivières du monde. Ca on peut dire qu'il a voyagé. Mais attention pour qu'il marche, il faut réciter la formule magique et savoir REVER...

Du rêve pour Chloé est un album original et intelligent. C'est l'histoire d'un voyage fantastique à travers les continents et les pays exotiques. Chloé ferme les yeux, serre le caillou et rêve...Elle se retrouve en Afrique sous les cocotiers au son d'un tam-tam. Puis c'est en Inde qu'elle arrive, devant un charmeur de serpents et repart dans ses rêves avec des envies d'épices! C'est un album ludique qui donne envie de rêver et de voyager, qui nous montre que tout est permis! Les illustrations sont fines et délicates, pleines de couleurs joviales. J'aime beaucoup les personnages de Blandine de Paillerets. Une très bonne et jolie surprise à découvrir!


Un immense MERCI à Jacques des éditions Sky Comm Jeunesse pour la découverte.
Un petit éditeur de jeunesse à défendre et à connaître : "Nous espérons susciter plaisir, désir, émotion visuelle et joie partagée." Pour ma part c'est chose réussie!


mercredi 28 septembre 2011

Une robe couleur du temps

Bianca Turetsky

Hachette Jeunesse
Traduit de l'anglais (USA) par Florence Bellot
Paru en Août 2011
276 pages
13,90 euros


Romans junior à partir de 9 ans
Lecture 9/12 ans
Thèmes : Mode, Aventure, Histoire





Quatrième de couverture : Louise adore la mode, mais pas n'importe laquelle : celle des grands couturiers ! Il lui suffit d'enfiler une robe et -hop! la voilà transformée en star, adulée par les foules... Bientôt, l'illusion se brise, et elle redevient Louise Lambert, collégienne de douze ans. Jusqu'au jour où son rêve devient réalité. Elle voyage un siècle dans le passé, à bord d'un des navires les plus célèbres de tous les temps.


ATTENTION BIJOU POUR LES PETITES FILLES COMME POUR LES GRANDES!


La couverture est tout simplement divine! Le rose je n'aime pas mais là j'ai craqué pour le côté très girly! Le dessin est superbe, le contraste rose et noir donne un rendu superbe. Et l'intérieur, je ne vous dis pas, ce n'est que du bonheur!

Ce petit roman s'adresse aux jeunes lectrices de 9 ans qui à cet âge là commencent à devenir coquettes et attentives à leur présentation. C'est aussi le regard des autres sur soi et notre héroïne Louise Lambert, collégienne de douze ans est en plein dedans. Passionnée de mode vintage, elle n'a que faire des vêtements actuels qu'on s'achète dans les centres commerciaux. Louise a du goût et elle préfère au jean slim, la robe des années 50 ou l'accessoire fashion des années 80. C'est sa manière à elle de rendre hommage à l'Histoire, à travers le stylisme et les grands couturiers qui ont marqué les temps forts de la mode. Louise est aux anges lorsqu'elle enfile une robe. Elle s'admire et tourne devant le miroir comme toutes les autres filles qui rêvent de bal et de belles dentelles. Mais sitôt dénudée, Louise a perdu de son enthousiasme et de sa joie, elle n'est qu'une collégienne à l'allure bien banale. Et avec le bal qui s'annonce, elle voudrait trouver une robe unique, spéciale, oeuvre d'élégance qui séduirait tous les regards. D'ailleurs elle vient de recevoir une invitation à un salon de vente privée. Une invitation réservée aux "Fashionistas Voyageuses". C'est là-bas, grâce à Marla et Glenda, qu'elle trouve la robe de ses rêves. Mais à peine revêtue, Louise perd connaissance et se réveille dans la peau d'une autre...

Comme dans un conte de fées, Louise enfile une robe qui la propulse un siècle en arrière... Mélange savamment dosé de plusieurs registres, Une robe couleur du temps est un roman historico-fantastique mettant en scène deux sorcières de la mode qui ont jeté un sort aux vêtements! L'invitation reçue par Louise sera l'occasion unique de vivre une expérience extraordinaire. Gling, gling! La robe portée vous fait voyager dans le temps dont la toile de fond n'est rien que moins que le naufrage du Titanic. Et si l'aventure est dramatique, il n'en reste pas moins qu'elle prend des atours des plus féériques. Louise va porter toutes les tenues tendance de cette époque. C'est une explosion de couleurs, de matières, de tissus, de broderies, de perles...car le roman est agrémenté de splendides illustrations et nous invite à admirer et contempler les créations vestimentaires des années 20. La plume de Bianca Turetsky est pleine de fraîcheur et d'humour. Et même si l'intrigue reste classique, la mise en page est soignée, attractive. Les petites filles seront ravies de tenir un livre aussi bien présenté. On passe un excellent moment de lecture grâce à des conversations délicieusement rétro. C'est un petit roman bien original, d'un charme élégant et qui raconte le rêve de toutes les filles, petites ou grandes!




"Porter du vintage, c'est une façon de porter l'Histoire, un moyen par lequel on peut transformer le passé en présent. A travers nous, c'est la mode d'autrefois qui reprend vie."

Hilary Alexander,
directrice de la rubrique mode, The Daily Telegraph




Un immense merci à Cécile et à toute l'équipe des éditions Hachette Jeunesse pour cette jolie découverte.
Plus d'infos sur Lecture-Academy.com : voir la fiche et extrait du livre




Ce roman compte pour le Challenge Young Adult
organisé par Mélo, Nodrey et Hélène.

Catégorie
Vit un conte de fées : 6/24

lundi 26 septembre 2011

Nés à Minuit - Tome 1 Attirances

C.C Hunter

Michel Lafon
Traduit de l'anglais (USA) par Marianne Roumy
Parution en librairie le 29 septembre 2011
398 pages
15,95 euros


Roman ados dès 13/14 ans
Thèmes : Fantastique, Adolescence, Apprentissage


Quatrième de couverture : L'été s'annonce mouvementé pour Kylie. Après un enchaînement de catastrophes, ses parents l'envoient dans un centre spécialisé pour adolescents marginaux. Ou plutôt hors du commun : ici cohabitent sorciers, vampires et autres créatures de la nuit. Tous sont persuadés que Kylie n'est pas là par hasard...
Aidée de ses nouveaux amis, elle tente de découvrir sa vraie nature. Aurait-elle un lien avec le rôdeur fantomatique qui la poursuit sans répit ? Sa quête est perturbée par l'arrivée de Derek et Lucas qui semblent tous deux déterminés à la séduire. Prisonnière de dangereuses attirances, Kylie saura-t-elle trouver sa place dans ce nouveau monde ?



Tout d'abord une mention spéciale pour la couverture qui est magnifique et qui témoigne d'un bel effort de présentation et de mise en page de la part des éditions Michel Lafon. J'étais curieuse de lire ce premier tome Attirances et surtout ce qu'impliquait une intrigue autour de l'heure de naissance. Le ton est clairement donné : nous sommes dans le genre fantastique pour young adults. Kylie Galen est envoyée dans un pensionnat pour adolescents marginaux suite à un "accident" de parcours. Alors qu'elle était à une soirée entre jeunes, les policiers y ont trouvé de la drogue. La mère de Kylie, furieuse, a décidé que sa fille passerait l'été dans ce camp spécialisé : Shadow Falls. Ce n'est pas au goût de Kylie qui vit mal son adolescence, qui plus est après le décès de sa grand-mère et le divorce de ses parents. Dès les tous premiers moments, Kylie sent que quelque chose ne va pas avec ces "jeunes". Elle ne se sent pas à sa place et tout le monde la regarde comme si elle n'avait rien à faire là. Holiday la directrice du centre, lui apprend qu'elle a un don qui la différencie des humains normaux. A la question "Qu'es-tu?" Kylie ne trouve aucune réponse. Les adolescents qui l'entourent sont des vampires, des fées, des sorcières, des métamorphes, des loups-garou...mais Kylie ne sait pas quelle créature fantastique elle pourrait être. Et pourtant Kylie a le don de double-vue, elle peut voir et parler aux morts, aux fantômes. Treillis, un revenant ne fait que la poursuivre...mais pour quelles raisons ?

On connaissait déjà Damnés qui nous plaçait dans le même type de situation : une adolescente est contrainte de s'intégrer à un groupe de jeunes dans un centre spécialisé. Ce n'est pas un camp de redressement ni un camp pour jeunes délinquants, c'est plutôt une colonie qui vise à aider les adolescents à accepter leur condition surnaturelle tout en leur permettant d'exprimer leurs dons. Alors quand Kylie se retrouve devant l'évidence (la métamorphose d'un de ses camarades en animal) elle ne peut nier que ces choses là existent. Elle flippe beaucoup sur son amie vampire Della. Comme tout roman pour young adult, on retrouve le trio d'amies (Miranda, Della, Kylie) avec son lot de disputes et d'amitiés, et on a droit au énième triangle amoureux, ponctué par deux jeunes hommes à la personnalité surfaite et stéréotypée : le bad boy, le garou Lucas et le gentil Derek. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil et pourtant on passe un agréable moment de lecture. La trame fantastique reste encore à étoffer car j'aurais voulu avoir plus de détails sur les anges de la mort, sur le fait d'être né à minuit... L'intrigue reste un peu en suspens, hormis à la toute fin qui titille notre envie de connaître la suite grâce à un passage bien amené. C'est un premier tome qui se lit bien et qui pose les bases. Kylie est une héroïne attachante, en pleine quête identitaire. L'auteur décrit bien cet âge difficile dans lequel on se cherche, on apprend à accepter sa différence. Kylie est touchante dans sa manière de se considérer comme humaine et non surnaturelle. Elle cherche des réponses sur ses origines et sur sa naissance.

Nés à minuit plaira aux adolescents, pour son intrigue amoureuse et fantastique. Pour ma part, j'ai particulièrement apprécié l'ambiance du camp : les temps forts, les balades en forêt, faire de nouvelles connaissances, la cohabitation en chambre, les feux de camp...tout ceci a un air de colonie et rappelle des souvenirs. L'écriture reste fluide, les chapitres sont bien composés et le récit ne s'essouffle que très rarement, hormis quelques dialogues inefficaces. Ca reste une bonne lecture young adult mais je m'interroge encore pour la suite. Ai-je envie de lire le tome 2 Eveil ?


Ne pensez-vous pas que le phénomène "série" en romans jeunesse
commence à épuiser
et surtout que de plus en plus de trilogies se ressemblent ?



Un grand merci à
Camille et aux éditions Michel Lafon pour le partenariat.
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Livre lu dans le cadre du Challenge Young Adult
organisé par
Mélo, Nodrey et Hélène.
Catégorie Vit un conte de fées : 5/24

Seul sur la mer immense

Michael Morpurgo

Gallimard Jeunesse
Traduit de l'anglais par Diane Ménard
Paru en Avril 2008
295 pages
14,90 euros


Roman ados à partir de 12 ans
Thèmes :
Australie, Océan, Esclavage

Prix 2008 des libraires indépendants britanniques

Quatrième de couverture : En 1947, le tout jeune Arthur est embarqué, comme des milliers d'autres orphelins, sur un bateau à destination de l'Australie. Il ne sait pas encore qu'il ne reverra pas sa sœur ni sa terre natale anglaise. Désormais sa vie entière se fera là-bas, jalonnée d'épreuves mais aussi illuminée par la rencontre de personnages extraordinaires et par sa passion de la mer. Bien des années plus tard, Allie, la fille d'Arthur, quitte la Tasmanie, au sud de l'Australie, à bord de son bateau. Elle s'apprête à accomplir une formidable traversée en solitaire. Son but : franchir les océans pour gagner l'Angleterre, dans l'espoir de retrouver sa tante Kitty, la sœur de son père.



Roman d'apprentissage d'un orphelin d'Angleterre embarqué sur un paquebot pour l'Australie où, avec d'autres enfants, il sera livré au travail acharné dans la ferme agricole d'un riche propriétaire terrien, Seul sur la mer immense est le récit flamboyant d'un garçon qui va grandir et apprendre à se battre pour survivre. Traités comme des esclaves, les enfants sont exploités, maltraités et frappés, sous le joug de Mr Piggy Bacon. C'est l'épopée d'Arthur Hobhouse, petit garçon de six ans qui laisse une soeur, Kitty, en Angleterre et dont son seul souvenir sera une clé. Une clé qu'il garde précieusement, persuadé qu'elle la protège. Un destin chargé d'épreuves difficiles, mais talonné par la rencontre de deux personnages forts : son meilleur ami Marty et la tante Megs qui deviendra comme une mère, lui apprenant à être autonome.
Récit construit en deux voix, celui d'Arthur qui raconte son histoire à sa fille Allie, qui en retranscrit les lignes au crépuscule de sa vie. Récit d'une quête pleine d'espoir, de bonheur pour honorer la mémoire de son père carAllie embarquera à bord d'un superbe voilier le Kitty IV et traversera les océans pour tenter de retrouver Kitty.

Seul sur la mer immense est un roman émouvant et raconte avec sensibilité le parcours parfois déchirant d'Arthur. C'est surtout une belle saga aussi triste que passionnante d'un petit garçon que l'on suit dans l'aventure de sa vie et ce jusqu'à sa mort en passant par un thème très cher à Morpurgo : la guerre. Arthur va s'engager et part pour la guerre du Vietnam. Après la tempête, le soleil revient et c'est ce qui rend les romans de Michael Morpurgo aussi hum ains et magiques. La mer apparaît comme une métaphore des épreuves auxquelles il sera confronté : tempêtes, vagues mais aussi source de fascination, envie d'évasion et de liberté. C'est un puissant leitmotiv tout au long de ce roman qui est de loin, l'un des meilleurs et les plus aboutis de Michael Morpurgo.

L'auteur signe là un roman vibrant d'émotions et de tendresse. C'est aussi un roman d'aventures dans lequel on aimera voyager, traverser les mers, suivre le journal de bord d'Allie. Roman attachant des peines, des victoires, des larmes où l'on sent à quel point l'auteur affectionne la nature et les animaux et les personnifie en leur consacrant un lien indéfectible avec l'homme. Une très belle histoire de vie, l'histoire d'une passion : celle d'être né pour être marin, pour construire des bateaux et voguer avec eux sur le long fil de la destinée. Parce que nous avons tous un chemin à suivre...



Pour visiter son site officiel : www.michaelmorpurgo.org




Livre lu dans le cadre du Challenge organisé par Mélo, Nodrey et Hélène.
Catégorie Vit un conte de fées : 4/24

dimanche 25 septembre 2011

La couleur de la haine

Malorie Blackman

Milan Jeunesse
Collection Macadam
Traduit de l'anglais pas Amélie Sarn
Paru en Mars 2006
390 pages
11,50 euros


Roman ados à partir de 14 ans
Thèmes : Haine, Racisme, Société




Quatrième de couverture : "J'ai compris que je ne savais rien de la manière dont je devais m'occuper de toi, Callie. Tu n'étais plus une chose sans nom, sans réalité. Tu n'étais plus un idéal romantique ou une simple manière de punir mon père. Tu étais une vraie personne. Et tu avais besoin de moi pour survivre. Callie Rose. Ma chair et mon sang. A moitié Callum, à moitié moi, et cent pour cent toi. Pas une poupée, pas un symbole, ni une idée, mais une vraie personne avec une vie toute neuve qui s'ouvrait à elle. Et sous mon entière responsabilité."
Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Noirs et Blancs ne se mélangent pas. Jamais. Pourtant, Callie Rose est née. Enfant de l'amour pour Sephy et Callum, ses parents. Enfant de la honte pour le monde entier. Chacun doit alors choisir son camp et sa couleur. Mais pour certains, cette couleur prend une teinte dangereuse...celle de la haine.



ATTENTION : Ce billet contient des spoilers.

Ce que l'on ressent à la lecture de ce second tome est inexprimable. C'est une lecture éprouvante parce que le lecteur est saisi par la violence des évènements et la haine qui se dégage de certains personnages. C'est vrai qu'il faut avoir le coeur bien accroché pour entrer dans le monde de Malorie Blackman. Mais l'Histoire nous a prouvé à quel point son propos est juste, pertinent et réel... Après le coup de coeur pour Entre chiens et loups, La couleur de la haine ne m'a pas déçue. L'intrigue se poursuit, toujours aussi percutante, ne nous laissant aucun temps mort.

Sephy a choisi de garder son bébé et pour cela elle a sacrifié Callum. Pleurant la mort de son amour condamné, Sephy doit se battre contre les préjugés, les jugements portés sur Callie, sa petite fille. Enfant de l'amour et non né d'un viol, Callie représente le métissage de deux races : blanche et noire. Très vite, Sephy prendra conscience des difficultés qui s'imposent à elle : rejetée des deux côtés, elle a perdu sa place dans la société et communique très peu avec sa famille. Quel avenir peut espérer Callie ? Une enfant née d'un père blanc, exécuté, et d'une mère noire qui livre un combat perdu d'avance, seule contre tous. Dans un monde qui raisonne en termes d'appartenance raciale et ethnique, Sephy et Callie sont des étrangères et n'appartiennent ni aux uns, ni aux autres. Alors que le premier tome jouait sur l'alternance des voix de Callum et de Sephy, La couleur de la haine met en scène des voix multiples : celles de Sephy, de Jude (le frère de Callum), de Meggie. Le contraste des points de vue frappe par son intensité, par sa force : alors que Jude voue une haine indescriptible à Sephy et désire venger la mort de son frère, sa mère choisit la voie de l'amour et souhaite recueillir Sephy et son bébé.

Comme l'indique son titre, La couleur de la haine est le roman de la violence. On la trouvait dans le premier opus, mais ici elle prend une ampleur qui prend à la gorge et vous coupe le souffle. La haine, l'horreur, la cruauté gratuite ont trouvé écho en la personne de Jude. Finalement on arrive à le plaindre : toute humanité a disparu au profit de la vengeance aveugle, de la manipulation et de sa soif de violence. Il est obsédé et ne cesse de se référer à des principes dangereux, dont le but est de l'éloigner de toute émotion, de tout sentiment hormis celui de la colère.

La couleur de la haine ce n'est pas que la haine. Paradoxalement, en la présence de Callie, le roman porte en lui les couleurs de l'espoir, de l'amour et du courage. Le courage d'une mère qui devra trouver en elle la force et la volonté de protéger sa fille. L'amour d'une grand-mère qui a perdu ses fils, son mari et dont le seul lien restant est un bébé. L'amour et l'innocence d'une femme noire Cara qui voit au-delà de la couleur de peau, qui aime malgré les différences et se bat pour la tolérance et le respect.

Monde de souffrance, de larmes, d'injustice, La couleur de la haine est un second tome réussi, tout aussi bon que le premier. C'est un roman bouleversant et nombre de fois, j'ai retenu mes larmes tout en gardant la gorge nouée. C'est prenant, ça secoue le lecteur, ça le confronte à des choses intolérables. On ne peut rester indifférent parce qu'on reçoit tout de plein fouet. Pourtant on ne peut s'empêcher de penser que Le choix d'aimer renversera l'état des choses, ouvrant la voie de la compréhension et de la compassion...
COUP DE POING, COUP DE COEUR


Lecture commune réalisée avec ma partenaire Bladelor dont vous pourrez lire la chronique en suivant ce lien




Cet article rentre en compte pour le
Challenge Littérature Jeunesse/ Young Adult,
organisé par Mélo, Nodrey et Hélène.
Catégorie
Vit un conte de fées : 3/24

samedi 24 septembre 2011

Coton Blues

Un conte de Régine Joséphine
Illustré par Oreli Gouel


Bilboquet
Collection Les contes imaginaires
Paru en Mars 2011
32 pages
14 euros


Album Jeunesse à partir de 5 ans
Thèmes : Conte, Afrique, Esclavage




"Tous les jours, Coton glanait les fleurs.
Toutes les nuits, Coton rêvait sa liberté..."



Coton ce n'est pas un nom mais le Maître l'a choisi pour elle car elle lui appartient. Coton est une petite fille africaine d'à peine dix ans ou douze mais peu importe elle est suffisamment grande pour être vendue et pour travailler. Seule, discrète, Coton est muette. Enfin on la croit muette mais en fait elle rêve. Des rêves de liberté, d'égalité, d'évasion qui tourbillonnent dans sa tête. Elle travaille en silence dans la plantation. Seul le vieux Kunta connaît son secret...


Coton Blues est un très bel album sur l'esclavagisme, le racisme, la condition des Noirs. Il y a des échos à la culture africaine, aux chants de liberté et d'amour. Malgré son thème difficile, le texte est poétique, tendre, mélancolique. Coton se réfugie dans le silence et l'obscurité. C'est aussi la transmission de la mémoire orale, de la mémoire de tout un peuple entre le vieux Kunta et la petite fille donnant naissance à une chanson magnifique, très triste, rythmée au son des koras. Chacun a son destin, chacun poursuit ses rêves. Les illustrations d'Oreli Gouel sont empreintes de délicatesse, de sensibilité : les traits sont légers, aériens, les tons ocres. Des dégradés de bruns, d'orangés, mélangés et imprégnés d'une teinte rougeâtre. Les couleurs utilisées représentent avec force la couleur de la terre, la couleur de l'Afrique en contraste saisissant et splendide avec la blancheur, couleur de l'oppression, du Maître, de la plantation de flocons. Un très beau conte à découvrir!






A noter :

Première édition en mars 2007 chez Gecko Jeunesse,
collection Les contes imaginaires

L'avis de Midola
Le site de l'illustratrice : Oreli Gouel
Le blog de l'auteur

vendredi 23 septembre 2011

Au pays de mes histoires

Michael Morpurgo

Gallimard Jeunesse
Illustré par Peter Bailey
Traduit de l'anglais par Diane Ménard
Paru en Novembre 2007
301 pages
13,50 euros


Roman ados dès 11 ans
Thèmes : Biographie, Enfance, Histoires


Quatrième de couverture :
"Après avoir été ambassadeur du livre pour enfants, j'ai souhaité réunir dans un recueil mes meilleures histoires - la plupart écrites au cours de ces deux années -, en y mêlant des réflexions sur le métier d'écrivain ainsi que sur mon travail de conteur. Je me disais qu'un tel mélange répondrait à bien des questions. Je vous souhaite autant de plaisir à le lire que j'en ai eu à l'écrire." Généreux, authentique, émouvant... Michael Morpurgo est aussi un merveilleux auteur, qui raconte ici ses plus belles histoires.



Comme tout bon roman qui se respecte de Michael Morpurgo, Au pays de mes histoires dévoile des récits tendres, empreints de sensibilité et de justesse. L'histoire à la licorne est un magnifique texte tout en émotions mais on trouve aussi des textes inédits comme Mon père est un ours polaire ou La question Mozart, plutôt courts qui n'ont pas été publiés. C'est une excellente initiative de les regrouper dans ce recueil passionnant et indispensable. Les thèmes qui y sont abordés sont variés et chers à Michael Morpurgo : le goût de lire, l'enfance, l'envie d'écrire, le deuil, la guerre. On apprend que l'auteur affectionne des lieux, que l'on découvre dans ses histoires, qu'il éprouve une forte appartenance pour les îles d'Angleterre et que la notion de foyer est très importante.

Mélange de confessions autobiographiques et de ses débuts en tant qu'écrivain, le recueil nous invite dans son intimité, son humanité. On saisit mieux son respect de la nature, source d'inspiration et d'imagination. Au pays de mes histoires doit être tout particulièrement cher à son coeur, faisant appel à ses souvenirs, bons et mauvais, à ses légendes, à son affection pour les animaux, les oiseaux, à ses histoires inventées pour faire rêver. Il porte un regard intelligent et pertinent sur ses convictions d'écrivain et ses démarches : comment devient-on auteur jeunesse ? Comment ça vient ? Il évoque sa conception de la littérature, les références littéraires qui ont bercé son enfance, sa passion pour L'île au trésor de Stevenson. Authenticité, partage et générosité sont les maîtres mots pour qualifier cet ouvrage, essentiel à tous les amateurs de Michael Morpurgo, essentiel pour comprendre son besoin de créer pour la jeunesse et pour connaître l'auteur en tant qu'homme, en tant qu'auteur mais aussi l'enfant qu'il a été et qu'il continue, à travers ses histoires, à être. C'est une très belle anthologie servie par des illustrations harmonieuses, douces, délicates respirant cet air d'innocence et d'insouciance. Certains chapitres nous expliquent l'origine de la création des grands textes de Morpurgo : Le Royaume de Kensuké, Soldat Peaceful, L'histoire de la licorne.

Parcours découverte du Michael Morpurgo "cultivateur d'histoires, tisseur de rêves", Au pays de mes histoires est un brillant voyage à la rencontre de cet auteur hors du commun, dont l'humilité et la modestie n'ont d'égale que la magie et l'émotion qui se dégagent de tous ses récits. C'est un écrivain de coeur qui aime et affectionne son métier. Ses histoires sont touchantes, émouvantes, tendres, jamais larmoyantes mais avec cette touche de mélancolie et de profondeur. Il y a toujours une tristesse palpable et un message d'espoir qui provoquent chez le lecteur une sensation de réconfort. On se sent bien dans les livres de Michael Morpurgo. On sent que la littérature de jeunesse vibre et a trouvé sa finesse et sa poésie. Je continue à dire que Michael Morpurgo s'inscrit dans la lignée d'un Roald Dahl, que ses romans sont des classiques et des chefs d'oeuvre à conserver pour une littérature de jeunesse de qualité.


"Nous sommes ce que nous écrivons, je pense, plus encore que ce que nous lisons."


Les avis de Clarabel, Tiphanya, Saxaoul, BelleSahi, Book'in,
Journal d'un libraire, Le bateau livre,Florinette



Bilan : Il me reste à lire Seul sur le mer immense et j'aurais fini ma PAL Michael Morpurgo
Bibliographie et biographie à venir
-http://souslefeuillage.blogspot.com/2011/05/coup-de-coeur-auteur-jeunessemichael.html

WHISH LIST

La Trêve de Noël
Le Naufrage du Zanzibar
Le roi de la forêt des brumes
Le Trésor des O'Brien
Le Jour des baleines

Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines

Pierre Thiry
Illustré par Myriam Saci

Books on Demand
Paru en Août 2011
68 pages
11 euros


Lecture 6/9 ans
Conte pour enfants


Quatrième de couverture :
A cette époque, Montceau-les-Mines était bien différent d'aujourd'hui.
- Oui, on sait déjà tout ça !!! répondrez-vous. C'était la campagne, il n'y avait personne à part quelques lapins, il ne se passait rien du tout ... Ce n'est pas si simple, il se passait même bien des choses. Il y avait Arthur, Théobald et Justin, il y avait aussi la belle Ermelinde, il y avait encore ... Isidore, il y avait enfin ... Mais je ne vais pas vous raconter toute l'histoire sur la couverture, il faut aussi lire l'intérieur et vous apprendrez des choses qui vous étonneront peut-être.

Savez-vous d'où vient le nom de la ville de Montceau-les-Mines ? A l'époque où se déroule notre histoire, Montceau-les-Mines était une capitale prospère de tout un empire magique. La famille royale de Sanvigne-l'Hermine régnait en main de maître grâce à sa magnifique reine : Hermangarde. La Reine avait une très belle fille : la princesse Ermelinde. Les fils du Garde des Sceaux étaient fous amoureux d'elle et voulaient l'approcher. C'étaient trois lapins très courageux : Arthur, Théobald et Justin ; un gendarme, un marchand de glaces et un grand poète. Chacun avait l'art et la manière pour déclarer sa flamme à leur dulcinée mais les lettres d'amour leur revenaient toujours! Alors ils décidèrent de lui rendre visite au château. Seulement voilà! Le terrible et féroce gardien du palais : Isidore Tiperanole aimait particulièrement les lapins...à manger!

Dans un monde magique peuplé de lapins et d'hermines, il existe des châteaux, des empires, des cavernes de trésors, un méchant dragon affamé à tête de crocodile, des étoiles spectatrices puis trois valeureux princes lapins qui veulent faire la cour à leur belle princesse. Plongez dans Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines, c'est se souvenir de notre enfance, des contes médiévaux, de l'amour courtois, des morales bon enfant et des fins heureuses. Cette lecture m'a rappelé l'heure du coucher, où mes parents me lisaient une histoire. Et bien Isidore Tiperanole conviendrait parfaitement à ce moment là. Il y a de l'aventure, de l'humour, de l'amour et tous les bons ingrédients qui font du conte de Pierre Thiry une lecture amusante, toujours ponctuée par des références littéraires et des clins d'oeil à notre modernité. L'écriture de Pierre Thiry est drôle, fluide et inventive. J'ai adoré l'explication du nom de Montceau-les-Mines et c'est ce qui différencie cet auteur. Le conte est destiné aux enfants mais les adultes pourront s'en délecter à coeur joie grâce à un style qui reste sobre mais non simplifié. Il en ressort qu'Isidore Tiperanole est un conte fantaisiste, farfelu, vraiment bien mené grâce à des héros attachants et à un univers décalé.



En savoir plus ?
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-Le site de Pierre Thiry
-Le site de l'illustratrice Myriam Saci
-Les avis de Thalie et de Mina
-Je remercie sincèrement l'auteur pour son envoi presse et sa magnifique dédicace qui m'encourage à mon tour de me plonger dans l'aventure de l'écriture.
-Pierre Thiry est également l'auteur de Ramsès au pays des points-virgules dont vous pourrez lire ma chronique : http://souslefeuillage.blogspot.com/2011/07/ramses-au-pays-des-points-virgules.html

Cléofée Tricoteuse de mots

Lili Pissenlit

Barbara Brun

Editions MiC MaC
Paru en Juin 2011
30 pages
5,50 euros


Album Jeunesse dès 3 ans
Thèmes : Poésie, Mode, Humour



Cléofée est une fée...mais attention, pas n'importe quelle fée ! C'est la gardienne de la clé des mots. Autrement dit, Cléofée est une tricoteuse de mots et connaît pour chacun le mot qui lui correspond à merveille. Ses tricots sont devenus si célèbres que tout le monde se bat, surtout les amateurs de mode! Elle est envahie par les commandes : par ci elle tricote une jupette de comptines burlesques, par là elle coud une culotte d'onomatopées. De quoi perdre la tête...ou le fil...


Lili Pissenlit joue sur les mots et les rythmes du langage, du verbe et des expressions. Elle s'amuse en créant des jeux de mots et d'allitérations : les phrases se relient entre elles et provoquent un humour empreint de poésie. Les illustrations de Barbara Brun sont douces, chaleureuses : orangé, marron, bordeaux, jaune...les couleurs s'invitent dans cet album délicieusement stylisé...




Lili Pissenlit, vous la connaissez déjà avec Odette ou les tribulations d'une pigeonne

jeudi 22 septembre 2011

L'invention de Hugo Cabret

Brian Selznick

Bayard Jeunesse
Traduit de l'anglais (USA) par Danièle Laruelle
Paru en Octobre 2008

533 pages
17,90 euros


Roman ados dès 10 ans
Thèmes : Cinéma, Amitié, Mystère





Hugo Cabret est un jeune garçon de 12 ans vivant dans les coulisses et les recoins de la gare Montparnasse dans le Paris des années 30. Orphelin depuis le tragique accident de son père, tué dans un incendie ; la seule chose qui lui reste est un carnet de croquis représentant le dessin de fabrication d'un automate. Recueilli par un oncle ivrogne, Hugo est livré à lui-même car ce dernier a disparu. Pour ne pas attirer l'attention sur lui, le garçon débrouillard répare et remonte les pendules de la gare et vole à droite à gauche de quoi survivre. Il vole également les jouets d'un vieux marchand et les démonte afin de récupérer les petites pièces lui servant à recréer l'automate, persuadé qu'il découvrira un message secret. Mais il se fait prendre par le marchand du kiosque à jouets qui ne tarde pas à passer sa colère sur l'enfant en lui prenant son carnet et en le menaçant de le brûler. Hors de lui, Hugo poursuit le monsieur jusqu'à son domicile et tombe sur Isabelle, la petite fille de "Papi Georges" qui lui promet de l'aider à reprendre son carnet...



L'invention de Hugo Cabret est un livre magnifique : relié, couverture cartonnée et illustrée. On entre dans l'histoire comme dans un film : les pages d'abord noires et sombres laissent place à une lucarne illuminée sur Paris, sur la gare puis se focalisant sur Hugo... L'histoire commence. Installez-vous et laissez-vous emportez par la magie d'un univers dédié au cinéma muet et fantastique de Georges Méliès. Nous faisons la connaissance d'une palette de personnages attachants : Hugo, orphelin qui survit grâce à son ingéniosité et à sa maîtrise parfaite des mécanismes horlogers, chapardeur mais nullement délinquant, il suit sa destinée. Réparer l'automate au mystérieux message est son seul et unique espoir mais aussi la seule chose qui lui reste de son père décédé. Isabelle, amoureuse des livres, deviendra son amie et ensemble ils vont vivre une aventure précieuse aussi belle que bouleversante. Parmi eux, il y a "Papi Georges" un vieux monsieur bougon, mélancolique et parfois malheureux qui interdit à Isabelle d'aller au cinéma...



Une aventure étonnante pleine de magie qui rend un très bel hommage au monde de l'imaginaire, des rêves, des images : celui du cinéma. Les illustrations du roman racontent l'histoire et le texte tient une place mineure dans la qualité de l'ouvrage. Le lecteur sera ébloui par les superbes crayonnés gris clair d'une extrême délicatesse, marquant les personnages d'expressions émotionnelles comme l'émerveillement, la tristesse, le bonheur. Les dessins en noir et blanc dégagent une atmosphère à la fois douce et sombre. Les magnifiques et surprenantes représentations des films de Georges Méliès : Le voyage dans la Lune, Vingt mille lieues des mers, Le Royaume des fées offrent à cet ouvrage atypique, un charme suranné et nostalgique. L'invention de Hugo Cabret invite le lecteur à une expérience unique, forte, originale : celle de la découverte d'un récit conçu sur le mode cinématographique, sur le mode de la mise en abîme, des fenêtres ouvertes sur les débuts du cinéma muet, entre réalisme et prestidigitation. En tournant ces pages, on découvre tout comme Hugo un monde d'illusions, d'images insolites, de trucages extraordinaires dont le but est de nous faire rêver. C'est une succession d'exclamations, des interjections de "Oh" et de "Whaouh" tellement on a le souffle coupé devant tant de beauté. Ce roman est un voyage à lui tout seul dans lequel le lecteur devient un spectateur comblé. Roman graphique d'une richesse incroyable, L'invention de Hugo Cabret est à classer, incontestablement, dans la catégorie chef d'oeuvre de la littérature de jeunesse. Et que ceux qui me disent que la littérature de jeunesse n'est pas pour les adultes, je leur répondrais que L'invention de Hugo Cabret est un exemple parfait et prodigieux de leur erreur.




Allie : "Pour moi, ce roman se classe dans une catégorie à part puisqu'il est une véritable expérience de lecture."
Lecture & cie : "
Et si j'ai été éblouie par cette forme cinématographique du récit, j'ai aussi été émerveillée par la magie que renferme L'invention de Hugo Cabret, celle, évidemment, du cinéma de l'enchanteur Georges Méliès..."
Theoma : "Attention! Ce livre n'est pas comme les autres."
Clarabel : "La force du livre repose indiscutablement dans son atmosphère
et l'aura dégagée est celle d'un charme décalé, délicieusement rétro."
Chiffonnette : "Reste une oeuvre qui touche, qui intrigue, et qui rappelle aussi que les mots et les images ne sont pas aussi ennemis que l'on veut parfois le faire croire."



Prolongez la magie :
-http://www.theinventionofhugocabret.com/index.htm
-http://www.theinventionofhugocabret.com/slideshow_flash.htm
-le film de Martin Scorsese sortira en salles en France le 14 décembre 2011









Livre lu dans le cadre de ma participation au Challenge Littérature Jeunesse/ Young Adult, organisé par Mélo, Nodrey et Hélène, catégorie Vit dans un conte de fées.

Coeur empoisonné



Bloody Countess



Editions du Riez

Collection Graffics
Paru en Avril 2011
148 pages

20 euros








A recommander pour tous les fans de Tim Burton, pour tous les amateurs d'univers sombres, gothiques et romantiques. Bloody Countess a su créer une oeuvre à part dont la forme et le contenu sont peu usités. Les illustrations sont sublimées grâce à une parfaite maîtrise du contraste ombre et lumière et du jeu clair-obscur. Coeur empoisonné est un conte macabre et dramatique qui raconte, sous forme de narration en vers, la rencontre de Benjamin et d'Emilie, deux coeurs solitaires qui tombent amoureux l'un de l'autre. Leur amour est empreint d'une candeur et d'une heureuse ignorance des dangers environnants. Emilie disparaît par une soirée tragique, enlevée par une Comtesse jalouse de sa beauté qui lui fit croquer une pomme empoisonnée. Emilie est captive et enfermée dans une bulle de verre. Benjamin, fou de douleur mènera une quête acharnée pour tenter de la délivrer. L'amour rime avec la mort et le mauvais sort côtoie l'espoir ardent et le désir d'aimer. C'est un conte poétique, onirique et tendrement mélancolique. Le texte riche et complexe joue avec les références littéraires : Blanche-Neige et les Contes macabres d'Edgar Allan Poe. L'ambiance est recherchée, stylisée grâce aux dessins d'une extrême finesse, dévoilant des visages expressifs, innocents et enfantins. Une bien belle production.




En savoir plus ?

-Le site des Editions du Riez
-http://coeurempoisonne.blogspot.com/
-Les avis de Laure, Bazar de la littérature