jeudi 27 mai 2010

Les romans de la collection MsK

Editions du Masque (lien internet)
Collection Jeunesse MsK, (site de la collection)
Pour en savoir plus sur cette collection, mon billet est ici


Les romans


Comment se débarrasser d'un vampire amoureux de Beth Fantaskey


Comment se débarrasser d'un vampire amoureux est un roman drôle qui joue sur un décalage osé entre la vie américaine et un classicisme européen. Sur le ring, nous avons Jessica, en dernière année de lycée, adoptée par des parents anthropologues un peu hippies dans l'âme, prête à vivre des expériences folles (les fêtes, les sorties, les petits amis)...et de l'autre il y a Lucius Vladescu, fraîchement arrivé de Roumanie, vampire de son état, venu chercher Jessica, sa fiancée de naissance!!!




Les fragmentés de Neal Shusterman

Roman de réflexion philosophique sur le droit et la liberté de disposer librement de son corps, d'aller où bon nous semble, Les fragmentés est desservi par une écriture alerte, vive entrecoupée des récits alternatifs de chaque personnage. Tour à tour, on aura à vif les sentiments de Connor, de Risa et leur manière respective de vivre ce destin. D'autres sentiments sont très bien exprimés: la solidarité, l'amour, l'amitié mais c'est surtout la peur, la colère, la révolte et l'incompréhension qui dominent tout le long du livre, révélant au lecteur cette part d'angoisse...Une lecture dont l'intérêt va en grandissant au fur et à mesure que l'on rentre dans l'intrigue.






L'Orphelinat des âmes perdues ( Tome 1 Photo hantée, Tome 2 Ecoute) de Stefan Petrucha et Thomas Pendleton


Mary, Shirley, Daphnée et Anne sont quatre petites filles, fantômes, condamnées à errer dans un orphelinat désaffecté où règne une directrice tyrannique. Pour sauver leur âme, elles jouent à un jeu hors du commun: elles lancent des osselets désignant la conteuse pour la nuit. Le but: raconter une histoire horrible sur une âme perdue sans se faire prendre par la Directrice...



La Confrérie de l'horloge (Tome 1 de la Série Les agents de M. Socrate) d'Arthur Slade

La Confrérie de l'horloge, premier tome d'une future tétralogie qui nous arrive du Canada est un roman enthousiasmant. Entraînant son lecteur en pleine époque victorienne, au coeur de Londres, il réunit toutes les ficelles d'un roman jeunesse rempli de suspense et d'actions.





Evil Genius (Tome 1 de la Série Les Aventures de Cadel Piggott) de Catherine Jinks

Evil Genius c'est un roman pour les geeks et tous les férus des systèmes, des codes cachés, des décryptages. Catherine Jinks arrive à composer un univers inventif et une intrigue captivante. Servi par des personnages aussi étranges que malsains, Evil Genius est un roman fait pour les garçons. Incontestablement. Une réflexion sous-jacente entre la notion de bien et de mal, du jugement des actes et de leurs conséquences sur la santé d'autrui confère au roman une dimension plus spirituelle.



Piège de sang de Frédéric Lepage (Tome 4 de la Série Micah et les voix de la jungle)

Dans un cadre exotique, propice au dépaysement, Micah est confronté au meurtre d'un géologue. Lorsque son père adoptif, Antoine Boissel décida de s'installer dans la jungle thaïlandaise, il ne se doutait pas que cette terre était un gisement de métal précieux. Antoine Boissel est arrêté par l'armée, soupçonné du crime. Heureusement les enfants sont là pour veiller au grain et défendre les droits d'un père qui a tout à perdre...


Hush Hush de Becca Fitzpatrick

Entre jeu de séduction et attirance refoulée, Nora n'a pas une seule idée de l'identité de Patch. Un ange déchu. A fallen angel. Mais ce n'est pas tout, Nora se sent traquée, épiée dans son domicile, elle ne se sent plus en sécurité. Quelqu'un lui veut du mal et elle ne sait pas pourquoi. Elle a l'étrange pressentiment que tout ceci pourrait avoir un lien avec Patch. Quel est son secret ?

Piège de sang

Tome 4
Micah et les voix de la jungle

Frédéric Lepage

Editions Le Masque
Collection MsK
Paru en Mai 2010
251 pages
10 euros

Roman ado à partir de 12 ans
Thèmes: Jungle, Policier, Animaux


Quatrième de couverture: Installés depuis quelques mois au beau milieu de la jungle thaïlandaise, Antoine Boissel et ses enfants Charlie, Micah et Bart vivent dans un vieux camp d'éléphants transformé en hôtel.La belle aventure prend un tour dramatique quand on découvre non loin du camp le corps sans vie d'un promeneur. Sarasak, l'officier chargé de l'enquête, accuse Antoine. Se pourrait-il que le père de Micah soit un assassin ? L'arme du crime lui appartient, et un gisement de métal précieux sous la rivière qui traverse le camp des éléphants lui donne un mobile. Alors que Charlie et Antoine tentent de confondre le véritable meurtrier, Micah semble envoûté par Sarasak.Pourquoi l'officier s'intéresse-t-il tant à l'adolescent ? Quels secrets cache-t-il derrière son regard de glace ? Micah saura-t-il faire face à la menace qui rôde ? Avec Piège de sang, Frédéric Lepage nous offre un roman captivant, une plongée dans une jungle épaisse et dangereuse où le suspense accompagne chacun de nos pas.


Dans un cadre exotique, propice au dépaysement, Micah est confronté au meurtre d'un géologue. Lorsque son père adoptif, Antoine Boissel décida de s'installer dans la jungle thaïlandaise, il ne se doutait pas que cette terre était un gisement de métal précieux. Antoine Boissel est arrêté par l'armée, soupçonné du crime. Heureusement les enfants sont là pour veiller au grain et défendre les droits d'un père qui a tout à perdre...

N'ayant pas lu les précédents tomes de Micah et les voix de la jungle, je ne sais si mon avis sur ce tome 4 sera pertinent. Je remercie Anne des éditions du Masque qui m'a si gentiment offert ce roman dédicacé. Quelle belle surprise! Sans réfléchir, je me suis lancée dans cette lecture où l'écriture est fluide et agréable. L'intrigue ne s'essoufle à aucun moment et ne souffre d'aucune longueur. Je regrette de ne pas connaître plus le personnage de Micah mais aussi tous les autres car d'emblée lorsqu'on s'attaque aux premières pages de Piège de sang c'est le lien de la famille qui éclate aux yeux du lecteur. On sent une maturité dans la psychologie des personnages, il y a une évolution de leur personnalité face aux évènements. Pourtant pas de panique! Même si on a pas lu les autres tomes, le lecteur ne se perd pas dans le passé. L'auteur fait des références subtiles à des évènements survenus dans les autres tomes sans que l'on se sente "hors-jeu".
J'ai aimé l'atmosphère qui se dégage du roman: la jungle, les animaux, le refuge qui se veut aussi un coin de réflexion, de méditation. Un lieu paisible, propice à la ressource et à l'introspection. Car Piège de sang ne tourne pas qu'autour d'une intrigue policière. L'auteur a su distiller des éléments forts comme le lien entre un enfant adopté et sa famille d'accueil, la délinquance, la protection de l'environnement. Piège de sang n'est pas un roman passif !!! Il y a de l'action, de l'émotion et juste ce qu'il faut de réflexion existentielle. J'ai également apprécié le contenu religieux, celui des croyances, des rites et des superstitions car la jungle est aussi le lieu des esprits. A chaque page, j'ai senti comme une sorte de mystère, j'avais dans la tête les images des ruines d'Angkor... Un bon moment de lecture avec un petit regret: ne pas avoir pris la série au début car j'ai été fasciné par le personnage de Micah et je suis certaine que c'est un des personnages qui évolue le plus en matière de maturité...


Merci Anne pour ce cadeau
Je remercie aussi les éditions du Masque
Merci à Frédéric Lepage pour sa dédicace

4/5 champignons

mercredi 26 mai 2010

Billy Brouillard et le don de trouble vue

Guillaume Bianco

Les éditions du Soleil
Collection Métamorphose

Paru en Novembre 2008
142 pages
22 euros


BD Tout public

"La vie nous habitue à la mort par le sommeil. Elle nous avertit qu'il existe une autre vie par le rêve." Eliphas Lévi

Où le placer ? Ce Billy Brouillard n'est pas un livre réservé aux enfants, ni même aux seuls adultes. Billy Brouillard et le don de trouble vue c'est un conte macabre et morne mettant en scène un petit garçon qui s'interroge sur la Mort. Depuis que Tarzan, son chat est mort, il veut savoir comment ça se passe. Billy Brouillard a un don. Il voit des choses que personne d'autre ne voit!! Des choses bizarroïdes, qui grouillent, qui errent comme des fantômes, des insectes. Il rencontre la fille au couteau. Il sort la nuit pour nous régaler de visions désenchantées, glauques et parfois flippantes. Mais Billy Brouillard ne veut pas seulement comprendre la mort, il cherche des réponses aux choses tristes que sont la solitude, la peur et l'angoisse.
Aux allures de vieux grimoire, cet ouvrage est unique en son genre. On trouvera des planches, des récits, des extraits de l’Encyclopédie Curieuse et Bizarre de Cryptozoologie, des modes d'emploi sur les vampires et des cours hors normes sur les formes-pensées qui prennent vie.

Guillaume Bianco propose un univers extraordinaire, parfois proche d'un Tim Burton par son ton décalé et un brin dérangé. Par certains côtés j'ai également pensé à Lenore, cette petite fille morte qui tue son prétendant et s'amuse de jeux cruels. Se rapprochant d'un monde gothique où règne en maître monstres, fantômes et autres créatures fantasmagoriques, les illustrations s'adaptent au genre : grises et sombres. Notre Billy est sympathique, sorte d'anti-héros qui cherche la vérité dans des chemins détournés et cachés aux communs des mortels. Le travail de Guillaume Bianco est excellent et impressionnant : que de détails, de pages encyclopédiques, d'extraits de gazettes, d'articles scientifiques, tant d'illustrations. Billy Brouillard fascine autant par sa variété que par sa présentation. Au final, Billy Brouillard ne brouille pas la vue de ses lecteurs, bien au contraire...
Si vous êtes fan de visions nyctalopes, si vous voulez faire une traversée nébuleuse dans les coins obscurs de l'imagination, c'est avec Billy Brouillard que vous devrez aller...





Retrouvez Billy Brouillard dans un superbe coffret Billy Brouillard Les comptines malfaisantes ici

Le billet d'Emmyne
5/5 champignons

dimanche 23 mai 2010

Club de lectures Séance 7 La maison ou une pièce de la maison

Cela faisait longtemps que nous nous étions pas retrouvés autour de nos livres! Entre les jours fériés et le travail, nous n'avions pas réussi à nous réunir. Hier ce fut chose faite et nous avons accueilli un petit nouveau : Christian. Il nous a présenté son livre coup de coeur Texaco de Patrick Chamoiseau. Le thème de la séance c'était la maison ou parler d'une pièce autour de la maison. Beaucoup ont parlé de la maison de type occidentale, j'ai fait faux-bond en présentant un livre documentaire jeunesse sur les maisons d'ailleurs...



Les livres présentés

Catherine a commencé avec un roman qui m'intriguait Le Goût des pépins de pomme de Katharina Hagena, roman allemand qui présente la maison comme lieu d'action. La maison est ici la maison-souvenir, la maison-histoire qui voit défiler entre ses murs près de trois générations. C'est une histoire de famille, de souvenirs et d'oubli. Catherine a beaucoup aimé, sensible à ce regard que l'on porte sur la vieillesse. Johanna l'avait lu et chroniqué ici

Christian a parlé de Thérèse en mille morceaux de Lyonel Trouillot. Un livre plutôt sombre qui aborde notre thème de la maison par l'enfermement. La maison est prétexte, elle traduit l'état de la narratrice c'est-à-dire un sentiment de chaos. Une lecture introspective, un portrait intimiste, une écriture sobre.

Johanna (Miss Jo du blog Cottage Treasure) a présenté un petit chef-d'oeuvre d'originalité avec La Maison Autrique Métamorphoses d'une maison Art Nouveau de Schuiten et Peeters (Les Cités obscures). Ouvrage d'urbanisme et d'architecture, La Maison Autrique retrace le projet de restauration en 2002 d'une maison style Art Nouveau qui depuis 1893 a accueilli quatre familles. Plans, mise en scène de la lumière, méthodes de restauration, les deux dessinateurs ont imaginé une Maison Autrique qui se veut être la plus fidèle à l'originale. Une belle découverte.

Régis a choisi un écrivain du XVIIIe/ XIXe siècle Xavier de Maistre pour évoquer une pièce à la fois mystérieuse et intime la chambre. Dans Voyage autour de ma chambre, l'auteur reste enfermé 42 jours dans cette pièce. C'est l'occasion de réfléchir, voyager, philosopher. En fait c'est une punition au départ mais l'auteur prend sa revanche car rester dans sa chambre est pour lui synonyme de plaisirs, d'états d'âme. Régis a je crois, moyennement aimé cette lecture mais il l'a trouvé intéressante malgré sa tonalité fortement romantique et égocentrique.

Sylvie a déniché une perle rare: un manhwa coréen de Jang Kyung-sup Brève Cohabitation. C'est l'histoire insolite d'une colocation entre un homme et une cafarde à taille humaine. Mais l'homme rencontre une femme et la cafarde est de trop. Ce manhwa présente le studio comme lieu d'habitation. Mais le thème vire au tragique car il y sera question d'insecticides, de suicide, de folie. Une trouvaille originale qui explique de manière détournée que la maison n'est pas toujours un lieu de bien-être.

Pour retrouver ce que j'ai présenté Maisons d'ailleurs racontées aux enfants d'ici, mon billet est


Merci à tous et à toutes pour cette séance riche en découverte et en variété.




Prochain thème: Pour notre dernière séance de l'année et célébrer l'été comme il se doit ce sera un pique-nique argentin avec une initiation endiablée à la littérature de ce pays!!!!!

Maisons d'ailleurs racontées aux enfants d'ici

Textes de Caroline Laffon
Illustrations de Frédéric Malenfer

De La Martinière Jeunesse
Collection Monde raconté
Paru en Avril 2009
76 pages
14 euros

Documentaire Jeunesse
Thèmes: Découverte des pays/ Ethnologie/ Monde

Quatrième de couverture: Igloos, tentes touareg, maisons troglodytes, huttes en bouse de vache, yourtes ou encore maisons-bateaux.Autant d'habitats toujours plus surprenants à découvrir, dans ce véritable tour du monde architectural, ethnologique et social. Caroline Laffon présente les différents types de maisons que l'on construit encore aujourd'hui à travers le monde, selon des techniques et avec des matériaux traditionnels. Elle explique aussi les modes de vie et les croyances qui y sont associés. Avec des photos de grands photographes de l'agence Rapho, qui susciteront l'étonnement et l'émerveillement.

A propos des auteurs: Caroline Laffon est auteur de films documentaires et de nombreux livres sur les différentes cultures du monde, dont Les Enfants d'ailleurs racontés aux enfants d'ici.Frédéric Malenfer réalise des carnets de voyage. II a illustré Les Fêtes d'Ailleurs et Le Grand Nord raconté aux enfants.


Comprenant plusieurs volumes, la collection "Monde raconté" de La Martinière Jeunesse est une bonne collection de documentaires jeunesse. Destiné à un public d'adolescents à partir de 10 ans, Maisons d'ailleurs racontées aux enfants d'ici nous offre un vaste panorama des différents types d'habitations que l'on peut rencontrer dans le monde. D'Asie jusqu'en Océanie en passant par l'Afrique, Caroline Laffon et Frédéric Malenfer explorent les modes de vie, les coutumes et les rites liés à la maison. Qu'elle soit foyer de la famille ou abri pour se protéger des dangers, la maison est un lieu fonctionnel, pratique au-delà de la notion de confort. Maisons d'ailleurs racontées aux enfants d'ici nous propose d'observer la maison en termes non occidentaux et fait appel à notre curiosité et à notre volonté de voir comment ça se passe ailleurs.

C'est la première fois que je présente un documentaire alors voici mes impressions.Tout d'abord je l'ai trouvé bien fait, très complet et divers, qui maintient l'envie de continuer la lecture, de tourner les pages pour en apprendre davantage. Le côté positif de ce livre sera son beau format, nous offrant des photos, des illustrations dessinées assorties d'un texte qui n'est pas dominant mais qui suffit à apporter des informations riches et soigneusement choisies. Plusieurs points de vue sont proposés selon des questions différentes:
-la technique : Avec quoi construit-on sa maison ? en paille, en neige ou encore en feuilles.
-le lieu géographique : Où construire sa maison ? cette question est importante et témoigne souvent d'un mode stratégique et de survie (en haut d'une falaise pour voir arriver l'ennemi ou dans le désert à proximité d'un point d'eau)

Les auteurs abordent aussi la maison d'un point de vue culturel, social et religieux. La maison est avant tout un élément d'ordre ethnologique: elle fait l'objet de rituels, d'organisation (chacun a un espace défini). Enfin la maison n'est pas forcément stable...Le dernier chapitre évoque les maisons éphémères comme les tentes et les maisons-bateaux.
J'ai trouvé ce documentaire bien réussi et agréable à lire. Même si on est adulte, on apprend beaucoup de choses, on s'étonne et on porte un regard différent. La maison d'ailleurs est bien différente de notre maison occidentale. La place qu'on lui accorde est certes tout aussi importante comme ses fonctions, son utilité mais pour plusieurs peuples traditionnels elle reste synonyme d'un lien étroit avec les esprits et la spiritualité.

Petites infos :
il existe des baptêmes pour la maison en Mongolie et en Chine, les maisons sont considérées comme un membre de la famille. Elles portent des noms. En Afrique du Sud, les femmes Ndebele décorent les murs extérieurs de motifs géométriques et de couleurs vives. Cette peinture mélangée au sable et à l'eau protège les murs de la pluie. Lorsqu'on se tourne dans son hamac, c'est que l'on souhaite ne pas être dérangé.

La petite fille qui voulait devenir papillon !

Illustrations de Cécile Vallée
Texte d'Elisabeth Robert

Editions Volpilière Jeunesse
Paru en Mars 2010
24 pages
9 euros

Album Jeunesse à partir de 4 ans
Thèmes: Voler, Guérir, Grandir

Quatrième de couverture: Sara-Lea est une petite fille tout à fait originale. En effet, elle rêve de devenir un papillon. Alors, chaque jour, elle s entraîne à voler. Elle court tant et tant que son c ur bat fort fort fort. Elle bat des bras, elle serre les dents et saute haut... si haut qu elle a l impression de toucher les nuages ! Mais chaque fois elle retombe, et chaque fois une larme coule sur sa joue droite.

Une petite fille. Un rêve. Devenir un papillon et voler. Haut, haut dans le ciel et rejoindre les nuages. A chaque fois Sara-Lea tombe et une larme coule, roule lourde sur ses joues.

Traité sur un mode poétique et mélancolique, La petite fille qui voulait devenir papillon !nous parle du manque et de l'absence d'un être cher. Beaucoup d'albums jeunesse expliquent ce thème difficile et délicat. Les éditions Volpilière publient ici un texte sensible, sobre et naturel, qui nous délivre un message plein d'espoir, qui aidera à avancer, à grandir, à guérir. La petite fille, Sara-Léa veut devenir papillon pour retrouver son papa, lui dire qu'elle l'aime et qu'il lui manque. C'est très poétique et en même temps très proche de l'imaginaire. Les nuages, le ciel sont souvent utilisés comme métaphores du lieu où vont les proches après la mort. La petite fille qui voulait devenir papillon rajoute une petite séquence, celle de l'objet-protecteur que l'on porte afin de sentir la présence de l'être disparu. Elisabeth Robert a choisi des mots simples et adéquats, qui touchent au coeur, qui savent exprimer avec justesse et sensibilité la réaction d'un enfant face à la mort. La qualité du texte n'a d'égale que de superbes illustrations, illuminant un album qui redonne confiance et volonté. Des couleurs sobres et raffinées, des personnages aux yeux expressifs, des illustrations empreintes de tendresse, d'une douceur infinie. Une réussite.



Je remercie les éditions Volpilière ainsi que Babelio pour l'envoi de cet album. Une belle découverte et merci pour la dédicace!!!
Les éditions Volpilière Jeunesse ont également publié Le voyage du chat de Yves Pinguilly, lu dans le cadre de l'opération Masse critique.
Le billet de
Laure

Le blog d'Elisabeth Robert

Le blog de Cécile Vallée
5/5 champignons


samedi 22 mai 2010

Intuitions

Rachel Ward

Editions Michel Lafon
Traduit de l'anglais pas Isabelle Saint Martin
Paru en Mai 2010
330 pages
15,95 euros

Roman ado à partir de 13 ans
Thèmes: Don, Prémonition, Mort

Quatrième de couverture: Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu'elle croise.C'est le jour où sa mère décède qu'elle en comprend la signification : il s'agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu'au jour où elle rencontre Spider... Alors qu'ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite.Ils seront les seuls survivants de l'attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects traqués par la police une fois leur identité révélée par les caméras de surveillance. Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu'elle peut lire en Spider ?

Jem et Spider sont deux adolescents marginaux. Ils refusent le système scolaire et sont en constante rébellion face à une société qui les exclue. Jem s'isole, préfère s'éloigner des gens car dès son plus jeune âge, son don la contraint à ne pas s'attacher à la vie. Dès qu'elle croise une personne, elle devine un numéro. Après la mort tragique de sa mère, Jem a compris qu'il s'agissait de la date du décès de ces personnes. Cette différence l'empêche d'être pleinement heureuse. Spider arrivera à percer cette coquille protectrice. Alors qu'ils se promènent à la grande roue de Londres, The London Eye, Jem panique. Affolée, elle constate que toutes les personnes autour d'elle portent le même numéro. La même date de mort. Toutes ces personnes vont décédées aujourd'hui, au même moment. Jem s'enfuit avec Spider. Il n'en faudra pas plus à la police pour les soupçonner de l'attentat qui frappa la roue quelques minutes plus tard...

Intuitions
est un roman à l'américaine. Pourquoi ? De l'action, un soupçon de pouvoirs maudits, une histoire d'amour : toutes les ficelles sont réunies pour tenir un scénario sans prétention. Avec une écriture fluide et efficace, l'auteur nous embarque dans cette cavale effrénée mettant en scène des adolescents rebelles, motivés par l'envie d'un avenir heureux. Ponctuant son récit de quelques propos d'ordre philosophiques et existentiels, Rachel Ward donne à son roman une dimension spirituelle. Comment réagir lorsqu'on connaît la date de mort de ses proches, de ses amis ? On serait tenté de tout faire pour l'éviter. Pourtant le destin rattrape toujours Jem et parfois de manière assez brutale. L'héroïne de ce roman est confrontée à un dilemne éprouvant. Etre impuissant, faire le choix de ne rien révéler et de souffrir. Un roman écrit dans l'intention de divertir et c'est réussi. Quant à savoir si je lirais le tome 2, je ne sais pas. J'ai beaucoup aimé la fin, qui je pense, contient assez de mystère pour avoir envie de laisser là le récit.

Merci à Silvana des éditions Michel Lafon pour la découverte de ce roman.

4/5 champignons

jeudi 20 mai 2010

Une nuit sans Lune (mais avec un méga coup de coeur)

Ecrit par Shira Geffen et Etgar Keret
Illustré par David Polonsky

Les éditions de la balle
Traduit de l'hébreu par Laurence Sendrowicz
Paru en Mai 2010
48 pages
13 euros

Album jeunesse à partir de 6 ans
Thèmes: Lune, Rêve, Poésie


Quatrième de couverture: Au matin, Clara raconta tout à sa mère. Elle lui parla d'une lune introuvable. D'un hibou en colère et d'un matou insatiable; d'une effrayante forêt de conifères. De rues vides et d'un policier intraitable. Mais surtout, elle parla à sa mère d'une rencontre inoubliable...
A propos des auteurs: Shira Geffen écrit, Etgar Keret écrit et le reste du temps, ils sont les parents de Lev. Ils sont également les réalisateurs du film Les Méduses, Caméra d'or au Festival de Cannes 2007. David Polonsky dessine. Il a remporté le Prix du Musée d'Israël pour ses illustrations de livres pour enfants en 2004 et en 2008 et assuré la direction artistique du film Valse avec Bachir. Son site Internet ici





Quand je l'ai vu, j'ai tout arrêté. Comme un instant suspendu au bout d'un fil, j'ai vu cet album et là j'ai flashé. Je ne sais comment vous dire, lorsque vous voyez un livre et que d'emblée sans même l'avoir lu, vous savez que cela va être un choc. C'est ce qui s'est passé avec Une nuit sans Lune. La couverture est sublime et exprime à elle seule un univers riche et foisonnant.

L'histoire nous fait rêver et voyager. Après l'histoire du soir, Clara ne s'endort pas. Elle ne voit pas la lumière à travers sa fenêtre, celle du clair de lune. Elle s'interroge, se lève et va à la fenêtre. Il fait nuit noire mais au loin elle voit une lueur et décide de la suivre, dans le but incroyablement magique de retrouver la Lune pour enfin pouvoir s'endormir.









Je ne connais absolument pas David Polonsky et d'ailleurs j'ai regardé ce qu'il a fait et rien ne me transcende autant que Une nuit sans Lune. Mais il faut savoir reconnaître le génie créateur quand on l'aperçoit parmi un tas de livres! Je ne serais sûrement pas objective, c'est pourquoi je vous ai régalé de ces quelques photos afin que vous me dites, vous, amis lecteurs, que je ne rêve pas. Le texte est poétique et exprime avec complicité des illustrations dont l'onirisme est saisissant. Des nuages d'éléphants jusqu'à la Lune personnifiée, les images sont en parfaite harmonie avec un univers qui se veut sans limites. On comprendra pourquoi la lune se fait la malle dans un message mélancolique et empli de tendresse.

Côté graphisme, c'est encore du jamais vu. Cet album sera considéré comme un OVNI dans la production actuelle. Publié par une petite maison d'édition, Les éditions de la balle m'étaient jusqu'alors inconnues. Je les remercie pour cet ouvrage de qualité, si original et fascinant. Car les dessins de David Polonsky valent le coup et plutôt deux fois qu'une!! Entre japonisme et cartoon des années 50, David Polonsky a un genre unique, vraiment expressif. Ses dessins sont forts visuellement. Les couleurs accrochent le regard et nous transportent dans un monde enchanteur. L'album décline plusieurs dégradés de bleu alternant avec des effets argentés des plus magnifiques.

Bref, je ne saurais vous exprimer mon admiration pour cet album de toute beauté. Les mots sont trop faibles et je crains de ne pas exprimer avec assez de pertinence mes impressions. C'est un méga COUP DE COEUR. J'ai mis le temps mais tout arrive à point à qui sait attendre...

Soutenons nos auteurs jeunesse !!!

Ces deux dernières semaines furent pour moi un réel bonheur. Je n'explique pas la chance de pouvoir rencontrer des auteurs qu'on aime, qu'on a lu avec passion et enthousiasme, parfois même avec admiration. Ce fut le cas avec Miss Charity de Marie-Aude Murail (un coup de coeur), avec Metal Melodie de Maryvonne Rippert (un coup de poing) et avec Fuite en mineur de Sylvie Deshors (un pari gagné, celui de me faire aimer le polar). Quand on rencontre nos auteurs, on apprend beaucoup sur soi et sur les autres, sur son métier, sur sa passion des livres.


Hier j'ai eu le plaisir de recevoir Sylvie Deshors lors d'une rencontre-dédicace. Mercredi dernier je recevais Marie-Aude Murail. Cela a été l'occasion de beaux échanges et de dialogues enrichissants. Nos auteurs sont généreux, ils savent se donner dans leurs écrits pour nous offrir des moments prodigieux de bonheur et de lecture. Ils nous aiment et nous comblent par des textes originaux, vivants et inoubliables. Remercions-les. Je te remercie Sylvie pour tes paroles, tes mots, ta gentillesse et ta douceur. Je te remercie Marie-Aude pour les moments chaleureux. Tes conseils sont ancrés au fond de moi. Maryvonne, merci pour ton mail, ton attention, ton soutien. J'espère te rencontrer bientôt.


Et dans ces moments là, où la proximité et la complicité provoquent des affinités, des contacts, il faut le dire : nous aimons nos auteurs, nous sommes là pour le prouver. Ce billet fait écho à celui de Thalie ici. Elle nous en parle avec fougue et enthousiasme : "nos auteurs ont du talent". Sachons les reconnaître et les valoriser par nos articles, nos échanges, nos conseils. Sachons les encourager pour qu'ils continuent de nous offrir des textes forts. Sans oublier, et là c'est une affaire de coeur, que j'ai pu rencontrer et papoter avec ma collègue Thalie du blog Parfums de livres et qu'on a eu le coup de coeur. Elle est géniale. A fond dans ses lectures, son blog est un hymne à la jeunesse.



Des infos plus sur le projet Blue Cerises chez Thalie
Une nouvelle série des Editions Milan Jeunesse dans la collection Milan Poche Cadet est parue le 19 mai c'est TALAM, par les mêmes auteurs que les Blue Cerises





Le blog de Maryvonne Rippert
Le site de Marie-Aude Murail

mercredi 19 mai 2010

Là où la mer murmure

Keiko Ichiguchi

Kana
Collection Made In
Traduit du japonais par Claudia Migliaccio
Paru en Mars 2010
150 pages
15 euros

"Quand on sait être aimé...
...On peut se libérer de n'importe quelle malédiction."


A propos de l'auteur: Née à Osaka (Japon) le 19 décembre 1966, Keiko Ichiguchi vit et travaille à Bologne.Elle a fait ses débuts dans l'univers du manga en 1988 en remportant le concours pour jeunes auteurs organisé par la maison d'édition Shogakukan. Sous le pseudonyme de Keiko Sakisaka, elle a publié au japon les titres Lucia (1990), Otometachi no Sanka (Hymne aux jeunes filles, 1991), et Me o Aketa Mamade (Avec les yeux ouverts, 1991). En 1995, elle a réalisé, pour les éditions Star Comics, le livre de contes Au-delà de la porte.C'est en 1997 qu'a commencé sa collaboration avec la maison d'édition japonaise Kodansha, chez qui elle publie 1945 et America, réunis en un volume en 1998 et disponibles en France également dans la collection Made in de Kana. Aux Editions Kappa, en Italie, elle a publié la série Peach! dans la revue Mondo Naif, et les titres La vue sur la cour (1999), Deux (2000), Blue (2001), Avec les yeux ouverts (2002), 1945 (2003), Pourquoi les Japonais ont les yeux bridés (2004) et Les Japonais aussi pètent parfois les plombs (2007).Ces deux derniers titres sont également disponibles chez Kana, dans la collection Kiko.

Dans un petit village italien, une jeune fille Marina rêve de noyade. La mer est une obsession, un cauchemar éveillé depuis que sa mère est morte pour la sauver alors qu'elle n'était qu'une enfant. Marina rencontre José, un étudiant français. Il reconnaît la photo de Claudia, la maman de Marina. Mais il lui affirme que cette dernière n'est pas morte. C'était une célèbre chanteuse française. Le père de Marina lui aurait-elle menti ? Pourquoi ?

Là où la mer murmure
est un one shot librement inspiré de l'histoire écrite par Leonardo Valenti. Manga à l'occidentale, le sens de lecture n'est pas celui du manga japonais. Les illustrations sont plaisantes et réussies. Je suis par contre moins convaincue par l'histoire même si on se laisse facilement emporter par le flot continu des révélations. C'est un manga sur la recherche des origines, une quête de soi et sur la délivrance. Le traitement apporté à l'ensemble est assez classique, peu original : cela commence par des cauchemars, soi-disant une malédiction liée à la noyade, à la mer. Marina découvre José qui sort de l'eau tel un messie. L'invitant chez elle, il reconnaît le visage de sa mère. Je n'ai pas accroché mais mon sentiment final reste tout de même positif. Par contre si vous ne voulez pas dépenser le prix fort, passez votre chemin...


3/5 champignons

lundi 17 mai 2010

Le cueilleur de fraises

Monika Feth


Hachette
Collection Black Moon
Traduit de l'allemand par Sabine Wyckaert-Fetick
Paru en Février 2008
416 pages
17 euros

Roman adolescent à partir de 13 ans
Thèmes: Meurtre, Amour, Adolescence

Quatrième de couverture: Lorsque sa meilleure amie, Caro, est retrouvée assassinée, Jette jure publiquement de la venger, attirant ainsi sur elle l'attention du meurtrier.Chaque jour, Jette essaie de se reconstruire et d'oublier. Elle fait bientôt la connaissance d'un garçon qui semble pouvoir lui redonner le goût de vivre et tombe éperdument amoureuse. Mais Jette est loin de soupçonner à qui elle a réellement affaire...

Caro, Jette et Merle vivent en colocation. Entre les cours, les parents, les tâches ménagères, elles se trouvent du temps pour discuter entre filles. Mais Caro est distante depuis qu'elle a rencontré un mystérieux jeune homme qui lui fait tourner la tête. Amoureuse, elle lui obéit et respecte son désir malsain de ne rien connaître de lui, pas même son nom! Jette et Merle s'inquiètent. Jusqu'au jour où Caro disparaît...et est retrouvée morte. Jette est convaincue que l'identité du tueur n'est pas sans liens avec le petit ami de Caro. Elle jure de venger Caro et de confondre l'assassin devant la justice.

Entre enquête policière et roman psychologique, Le cueilleur de fraises dresse une intrigue sans prétention. D'emblée on sait qui est le tueur mais on ne peut s'empêcher d'être pris dans l'histoire tordue du jeu "amour-danger". Les chapitres alternent entre les pensées du tueur et le déroulement de l'intrigue. On connaît ses intentions mais pas les narratrices. Le fait de sentir le coup venir et de ne pas pouvoir y remédier est frustrant et affolant. Mais que c'est bon !! Tout comme Jette, on est dans l'attente car inconsciemment elle sait qu'elle rencontrera le tueur... Caro s'est jettée dans la gueule du loup. Jette analyse les poèmes de son amie pour y déceler des pistes. Elle rencontre un jeune homme pendant son enquête et ne sait pas qu'il est l'assassin de sa meilleure amie. Nous si !!! Et c'est là que prend toute l'ampleur d'un roman qu'on ne peut plus lâcher. Le lecteur est sous tension et n'a qu'une envie: connaître la fin. Comment Jette parviendra-t-elle à s'en sortir?

Je disais que l'intrigue était sans imprévisibilité mais ce n'est nullement un défaut ici. Au contraire, on connaît le tueur, ses espoirs, ses doutes et ses faiblesses. On pénètre dans son esprit. On ne peut l'atteindre, d'ailleurs on ne ressent que de la pitié pour lui. L'auteur ne nous cache rien et même si on s'attend au dénouement, cela ne gâche en rien la lecture. Tout va crescendo et nous pousse à la curiosité. Bref un très bon roman sur un serial killer qui tombe amoureux de ses victimes!! et inversement. C'est fou et en même temps si délicieux grâce à un scénario palpitant.

Le tome 2 Le peintre des visages est sorti en octobre 2009.

Les avis de Francesca, Cathy, Yspaddaden
Esmeraldae

5/5 champignons

dimanche 16 mai 2010

Mistik Lake

Martha Brooks

Alice Jeunesse
Collection Les Romans
Traduit de l'anglais (Canada) par Fenn Troller et Emmanuèle Sandron
Paru en Avril 2010
245 pages
13,90 euros

Roman adolescent à partir de 13 ans
Thèmes: Adolescence, Passé, Deuil

Quatrième de couverture: Par une nuit glacée de l'hiver 1981, dans le Grand Nord canadien, une voiture fit une folle virée sur la surface gelée de Mistik Lake, puis dérapa avant de couler à pic.Des quatre jeunes occupants, il y eut une seule survivante : Sally. Ce tragique accident est le point de départ d'une histoire de famille, avec ses secrets, ses non-dits, ses révélations... Aux côtés de ses deux soeurs cadettes, Janelle et Sarah, la jeune Odella - la narratrice principale - devra bientôt affronter le passé de leur mère, Sally et son propre destin.
A propos de l'auteur: L'oeuvre de la romancière et dramaturge canadienne Martha Brooks a été maintes fois primée. Ses livres, publiés au Canada, aux Etats-Unis, en Angleterre et en Australie, ont été traduits en Espagne, en Italie, au Japon, au Danemark et en Allemagne. Martha Brooks est également chanteuse de jazz. Mistik Lake a figuré dans la sélection des dix meilleurs romans pour la jeunesse du Canada et dans celle de l'Internationale Jugend-bibliothek de Munich.


Cela pourrait sonner comme le titre d'un polar. Mistik Lake est un roman jeunesse sombre mais à la fois lumineux. Sombre car la jeune Odella, la narratrice, en pleine adolescence est étouffée par une mère dont le silence est pesant. Elle cache un secret, lourd à porter et qui l'empêche d'être heureuse avec ses trois filles : Janelle, Sarah et Odella. Une mère négligeante. Jusqu'au jour où n'y tenant plus, elle les quitte pour vivre en Islande avec un autre homme. Entre trahison et souffrance, Odella oscille et s'interroge. Pourquoi le passé vient-il détruire tout espoir de bonheur dans l'avenir ?

Mistik Lake
est un magnifique roman sur les sentiments et les émotions que l'on peut éprouver lorsqu'on est pris dans la tourmente d'un parent. La descente en enfer de la mère, c'est aussi celle des filles et surtout d'Odella, la plus âgée. Tiraillée entre ses petites soeurs dont elle doit désormais s'occuper et ses désirs d'adolescente; ses questions autour de l'amour, du lycée. Odella est une jeune fille très mature, la narration n'en est que plus prenante et poignante. On la comprend. Petit à petit, Odella cherche à percer le secret qui rend sa mère si malheureuse. Roman d'apprentissage et recherche de la vérité, Mistik Lake raconte un passé trouble qui a déchiré une famille. Odella doit avancer et son courage est exemplaire. Elle veut la vérité même si cela fait mal. C'est le roman des révélations, des secrets de famille si bien enfouis qu'ils finissent toujours par éclater au grand large, emportant tout dans leur sillage jusqu'à l'innocence. L'adolescence n'est plus signe d'insouciance. Odella a déjà grandi. Néanmoins fragile, elle se bat contre ce secret. Il y a aussi de la joie de vivre réunit en une seule phrase qui dit tout. Ce "sandwich de soeurs" provoque des moments de rire, de complicité qui remontent le moral.

Je crois que c'est l'un des premiers romans que je lis chez Alice Jeunesse et je le regrette. Original pour son contenu, la couverture est belle. Jouant sur la simplicité et la sobriété, je la trouve attirante par son côté austère. J'ai beaucoup aimé cette lecture qui inspire le calme malgré le tourbillon des émotions. Un très beau roman...

Les avis de Cathulu et de Thalie
Les éditions Alice Jeunesse ici
5/5 champignons

La série Gaspard Le Léopard

Ecrit par Gérard Moncomble
Illustré par Eric Gasté

Milan Jeunesse
Collection Milan Poche Benjamin
Format 13x18 cm
40 pages
Couverture brochée avec rabats
Prix 5,90 euros

Roman cadet dès 7 ans
Premières Lectures 6/9 ans

Site Internet de la série Gaspard le léopard ici

Tome 1: Un match superdingo! Quand Gaspard accepte de rapporter une noix de coco à la belle Léa assoiffée, il ne se doute pas que cela va l’entraîner dans une terrible partie de coco. Car c’est effectivement le seul moyen de récupérer la noix, tombéesur le territoire de Léon, l’ennemi juréde Gaspard.Les deux camps s’affrontent : que le match commence !
Tome 2: Alors, qui c'est le plus beau? Gaspard se désespère de ne pas plaire à Léa. Heureusement ses amis sont là pour trouver la solution ! Faire des blagues rigolotes, être musclé, avoir un super look : ce ne sont pas les idées qui manquent ! Oui mais voilà : contrairement à son ennemi juré Léon, Gaspard ne semble pas très doué en matière de séduction…
Tome 3: Ras le bol des copains!
Cette fois c’est décidé, Gaspard en a marre ! Assez de sa bande bruyante et dissipée ! Puisque c’est ça, il part habiter dans une grotte, tout seul.Tout seul ? Pas si sûr…Entre les vampires,qui lui font très peur, et ses amis,qui ont décidé de ne pas le lâcher,Gaspard a la vie dure !
Tome 4: Stop à la pustulote!
Pauvre Gaspard ! Depuis qu’il est atteint d’une maladie très contagieuse, tous ses copains refusent de le voir ! Malgré les supplicationset une résistance acharnée…







Milan Jeunesse inaugure sa toute nouvelle série pour les tout jeunes lecteurs !! Découvrez les aventures africaines de Gaspard Le léopard et de ses amis animaux de la savane !! Ca déménage et ça décoiffe. C'est pétillant et pimpant! L'humour est à son zénith. Dans le tome 2 Alors, qui c'est le plus beau! Gaspard déprime car la belle gazelle Léa est courtisée par Léon le lion!! Tous les amis de Gaspard se réunissent et donnent LA solution pour remédier à ce triste sort.
Quiproquos, actions et rebondissements, la série saura éblouir les nouveaux lecteurs...Attractif, son format est également pratique et son style drôle et efficace. Impossible de rater Gaspard tant ses aventures sont rafraîchissantes et burlesques. Gaspard nouveau héros des enfants ?? Ca semble bien partie avec les premiers volumes débordant d'énergie et de dynamisme.
Milan Jeunesse frappe fort avec cette série qui se veut ludique, drôle et interactive. Jetez un oeil sur le site Internet. On peut jouer, s'amuser, rigoler. Le même esprit se retrouve dans les romans. Un univers original et enfantin pour un graphisme étonnant de vivacité et de couleurs.
Entre BD et roman jeunesse, Gaspard le léopard initie le lecteur à une lecture divertissante et réjouissante. Deux styles, deux techniques: celle de la BD avec des pages cartoon, des bulles et un texte narratif qui parfois prend à partie le lecteur et ne cesse de l'étonner, de le rendre acteur de son histoire. Ni trop long, ni trop court, le mélange des deux genres est brillantissime. La combinaison bande dessinée et récit jeunesse donne un cocktail tout à fait innovant: le roman graphique. Un excellent compromis pour accompagner les apprentis lecteurs qui se posent beaucoup de questions sur leurs premières lectures : "pas trop long mais ni court, des couleurs, des histoires drôles, des héros attachants"...Gaspard le léonard répond à toutes ces exigences car nos lecteurs débutants savent bien ce qu'ils cherchent. Ce qui saute aux yeux avec cette série c'est le peps. D'emblée on a envie de poursuivre la lecture. Les jeunes lecteurs y seront à coup sûr, sensibles.
Les thèmes de la série sont d'actualité : les copains, les disputes, les délires, les amours, les rigolades. Gaspard est un héros proche des enfants, c'est le "héros-pote". Gaspard va s'inviter dans les cours de récrés !! Grâce à sa couverture souple, il pourra facilement se laisser glisser dans tous les cartables, accompagnant ainsi nos petits lecteurs dans leurs propres aventures quotidiennes. Les dialogues ludiques, les personnages hauts en couleurs et le climat survolté de cette série sont autant d'atouts positifs. Une super série à découvrir de toute urgence et surtout qui met la banane!!

Merci à Claire des Editions Milan Jeunesse.

Mon pote Zéphyrin

Claire Frappé
Julien Martinière

Didier Jeunesse
Mai 2010
40 pages
11,90 euros

Album Jeunesse à partir de 4 ans
Thèmes: Amitié, Pingouin, Compagnie


Margot a très très très envie d'avoir un animal de compagnie. Après tous les caprices, les parents ont cédé et direction le chenil. Margot a choisi un drôle de compagnon. Zéphyrin de son petit nom est un pingouin. Animal curieux aux habitudes dépaysantes, il est pour Margot un formidable ami...mais pas assez conventionnel au goût des voisins et des parents!!

Tendre, attachant et amusant est cet album plein de charme, tout de rose revêtu. L'originalité de l'album c'est sans conteste les illustrations. Noires, roses, d'un trait extrêmement fin et soigné, je me suis crue dans un manga version enfants. J'ai beaucoup aimé cette histoire d'amitié insolite et bourrée d'humour. Un album qui se repère dans la production actuelle !!



L'avis de Thalie
5/5 champignons

vendredi 14 mai 2010

Apolline et le chat masqué

Chris Riddell

Milan Jeunesse
Traduit de l'anglais par Amélie Sarn
Paru en Mai 2008
173 pages
11,50 euros

Roman cadet
Premières Lectures 7/ 10 ans

Apolline vit seule dans le grand appartement de l'immeuble Poivrier. Ses parents sont archéologues et aiment collectionner des objets insolites et incongrus. Apolline est accompagnée de Monsieur Munroe, un être tout poilu. Elle aime dessiner et concevoir des plans ingénieux. Alors qu'elle se promène, des affiches attirent son attention. Des chiens du quartier auraient disparu mystérieusement. Il n'en faut pas plus à Apolline pour y mettre son grain de sel et mener l'enquête. Parée de ses plus beaux déguisements, elle fouille et invente un piège étonnant...

J'avais adoré Apolline et le fantôme de l'école, je n'ai pu résister à ce tome. Les aventures d'Apolline sont dynamiques et toujours très drôles. Mené sur l'intrigue policière, l'écriture est fluide, adaptée aux plus jeunes lecteurs. Ce qui fait la différence et l'originalité de cette série c'est la mise en page farfelue : des bulles, des dessins, des détails, des apartés. Le monde de Chris Riddell est attractif. Le dessin en noir et blanc, appuyé par des touches de rouge sont agréables et font penser au roman graphique. Entre BD et roman jeunesse, Apolline et le chat masqué est un univers à lui tout seul. Fantasque, british et amusant : un petit régal à croquer!


5/5 champignons