samedi 31 janvier 2009

L'écureuil et le printemps


Sebastian Meschenmoser


Minedition

Traduit par Julie Duteil
Paru en Janvier 2009
Album Jeunesse dès 5 ans

Thèmes: Nature, Printemps, Amitié.

L'arrivée du printemps s'accompagne cette année pour le hérisson de l'éclosion de sentiments très doux pour une jeune demoiselle.Mais comment la séduire ? L'écureuil veut aider son ami et lui conseille d'accomplir un acte de bravoure auquel la jeune femelle ne saurait rester insensible. Et les voilà partis, vêtus comme des guerriers. Une fois cette épreuve accomplie, il ne reste plus qu'à s'approcher de la belle. Mais les apparences sont parfois trompeuses.



Un matin, l'écureuil se réveille et s'étire. Quelque chose a changé. Des papillons, des oiseaux, des abeilles et des coccinelles...Tout autour de lui, il y a la vie, ça bourdonne, ça voltige, ça chante. Il fait beau! Le printemps est là! Radieux et éclatant. C'est tout en couleurs. Il fait beau dans le coeur et dans le corps, ça donne envie de rêver pour vivre en liberté!! Oui mais surtout pour manger se dit l'écureuil! C'est l'heure des provisions et de se régaler! L'ours est heureux, tous les animaux sortent et s'affolent. Roulons dans l'herbe, faisons la course, sautillons de joie, réjouissons-nous du printemps! Mais le hérisson, lui, n'a pas faim et ne crie pas "ô joie". Non. Le hérisson a les poils comment dirait-on hérissés. Il a perdu l'appétit car au loin, une apparition, une jolie demoiselle le frappe en plein coeur. Hum! Timide et penaud, le petit hérisson! Heureusement l'écureuil est là. L'écureuil il s'y connaît en matière d'amour. Il va aider le hérisson à conquérir le coeur de sa belle. Pour gagner son amour, il faut être vaillant. Vous savez? Comme au Moyen-Age. Si si! c'est l'amour courtois. Il faut braver les ennemis et décrocher le coeur de sa belle. Pour cela il faut trouver une armure et battre les animaux de la forêt! C'est-à-dire l'ours! Enfin le battre!!! C'est un bien grand mot! Une fois toutes ses épreuves réussies haut la main, le hérisson doit porter des fleurs à sa dulcinée... Seulement le printemps est une saison magnifiquement propice aux illusions romantiques...Oh ce n'est pas sa faute car même le canard s'y méprendrait!!!


Un album adorable sur le printemps, sur l'amour et la témérité en matière de sentiments. C'est vraiment drôle et parfois burlesque. Cela aurait pu faire une jolie fable comme celles de La Fontaine où j'aurais bien imaginé une morale un peu comique: "Au printemps arrivé, illusions détrônées" ou bien encore "Amour au printemps, toujours s'y méprend!". En tout cas, comme vous le constatez, cet album m'inspire et donne une jolie interprétation non seulement de cette saison où toutes les couleurs renaissent, et où l'amour éclos telle une fleur qui s'épanouit au soleil. Je m'égare mais l'essentiel y est: un album original, qui met en scène deux animaux de la forêt fort mignons. Des illustrations aux tons pastels et qui se prêtent à merveille à cette ambiance florale. Ma page préférée est tout de rose et de blanc vêtue, une magnifique couleur admirablement mise en valeur pour cette histoire d'illusion du printemps. Mais attention, gardez-bien à l'esprit que: "Illusion perdue au printemps, n'est pas rêve impossible pour longtemps!". Je souhaite donc à ce cher hérisson de trouver une petite hérissonne! et peut-être dans un autre album de Sebastian Meschenmoser.


A lire également le billet de Gawou qui m'a beaucoup plu et qui m'a incité à revenir sur cet album!




3,5/5 champignons

Cadavre exquis, Jeu littéraire

Voilà, voilà! Je sais que mes collègues attendaient avec impatience que je retranscrives nos petits jeux littéraires qui nous ont occupés tout récemment pendant nos pauses déjeuners!!!!N'est-ce pas? Un jeu que je ne connaissais pas et que l'on m'as transmis généreusement car ça y'est c'est officiel je suis considérée comme une lectrice compulsive, une folle de livres et je crois que je suis devenue un cas désespéré aux yeux de mes chers collègues. Le jeu intitulé "Le cadavre exquis" viendrait des surréalistes et ce jeu s'appellerait de cette manière car c'est la première phrase qui débutait le jeu. La règle est assez simple mais il existe deux versions pour y jouer: la première consiste à écrire une phrase, à la cacher et à écrire un début que l'on passe à son voisin. Celui-ci ne voit pas la phrase précédente et doit se débrouiller avec le ou les mots qui lui restent. Ceci donne lieu à des histoires farfelues et totalement libres. La deuxième version est beaucoup plus encadrée et ressemble au petit bac: on fait plusieurs colonnes (sujet, adjectif, verbe, adverbe, complément de lieu, avec qui? et complément de temps). Celui qui débute le jeu inscrit un sujet et le cache en pliant la feuille et fait passer à son voisin qui devra écrire un adjectif; ainsi de suite jusqu'à la fin. Le tout forme une phrase souvent incroyable.Voilà j'ai tout dit. J'ai tellement aimé jouer et tellement ris que je vous retourne le résultat. Cela dit vous risquez de rien comprendre mais quand on connaît les protagonistes c'est bien rigolo! Ceci en tout bien tout honneur, car nous éprouvons beaucoup de respect les uns envers les autres! Et sachez que j'ai demandé l'accord pour retranscrire les noms des personnes! Tout est fait selon le libre accord et l'autorisation de chacun...


Cadavre Exquis Première Version (5 participants)
Pour chaque participant, une couleur différente et à chaque ligne où il y a un tiret, c'est la phrase qui restait pour le voisin.


Il était une fois une jeune fille qui se nommait Laëtitia et qui aimait
-beaucoup la lecture, elle l'appréciait et s'en délectait affectueusement
-chaque jour, l'ennui habitait Alban. Il ne savait pas quoi faire de sa peau, tricoter un pull à pois jaunes, manger
-du brocoli , mais Alban n'aimait pas les brocolis (Nananère euhhh)
-donc, Guillaume et Sylvain craquèrent leur pantalon
-qui, comme chacun le sait, aimaient particulièrement les pains d'épices aux figues. Toute cette histoire étant assez absurde
-je propose qu' Alban nous emmène des croissants,
-un samedi matin, un lapin a tué un chasseur, c'était un lapin
-qui avait un fusil, mais il a préféré utiliser des élastiques pour faire régner l'ordre autour de lui (surtout sur tcha tcha tcha),
-mais au final, nous avons chanté avec Beyoncé à la cérémonie d'investiture d'Obama
-ce fut un grand moment, un moment de pur bonheur, un peu comme quand Laëtitia nous apporte un délicieux goûter "maison". Un moment que nous ne pourrons jamais oublier!



Deuxième Version (A colonnes)
au nombre de 6 participants: Rappelez-vous chacun met un mot qui correspond à sa colonne mais n'a pas idée des précédents!

Cela a donné quelques phrases périlleuses dont notre préférée est en Rose!


-Pauline (de Plus belle la vie), ardente, bégayait bestialement à Lyon 3 (l'université Lyon 3!) avec sa b... (censuré pour cause de bonne tenue de ce blog!). C'était hier!
-Hervé dératisait tcha-tcha-ment (après définition collective et accord mutuel, du terme tcha-tcha-ment, cela signifie à la manière de Laëtitia!) à Lyon 2 (toujours la fac!) avec la bête du Gévaudan, tous les jours!
- Sylvain, rose et blanc, gloussait parfaitement dans le placard du VAD avec Peggy la cochonne dans quelques années.
-Le dindon de la farce, charmant, broute adorablement au marché des délices, avec Harry Potter, pendant le Ramadan.
-Superman et Batman, blancs et roses, gaffaient brutalement au pays des sucreries délicieuses, en compagnie du chien de J Chirac, Sumo, à jamais.
- H ou I, toute mignonne, fessait courageusement dans le four à micro-ondes un incorrigible play-boy, Ah bon?
- Bob l'éponge et E, nus comme des vers, arrachaient dangereusement au lit un Focke Wulf 190 (Modèle d'avion), il y a des années lumières de cela!


Si vous vous posez des questions sur les termes tcha tcha tcha et tcha tcha ment, ne cherchez pas cela est relatif à mon nouveau surnom...Je n'en dirais pas plus! Chut!

jeudi 29 janvier 2009

Le chat noir et autres nouvelles

Edgar Allan Poe

Hachette Education
Collection Biblio Collège
127 Pages
Notes, Questionnaires et Dossier par Sylvain Louet
Traduction de Charles Baudelaire.


Quatrième de couverture: Une femme dépérit, son portrait s'anime...Un homme pris de folie tue son chat...Un excellent dîner, des convives charmants, mais d'où vient alors ce sentiment étrange? Des danseurs tournent, valsent pour conjurer la mort jusqu'à l'apparition d'un masque rouge...Un monstre surgissant de nulle part dévale la colline...Jouant du mystère et de l'illusion, à la frontière du scientifique et du fantastique, Edgar Allan Poe nous conte un univers étrange et proche, réel et imaginaire. Découvrez à votre tour les clés de ces histoires envoûtantes, à moins que vous ne préfériez laisser dans l'ombre certaines vérités terrifiantes...


En lisant les nouvelles d'Edgar Allan Poe, je me suis dit qu'il devait avoir un esprit torturé ou un peu dérangé. Ses nouvelles sont flippantes et sombres. Entre fantastique et réalité, le lecteur évolue dans une atmosphère étrange, imaginaire, empreinte de noirceur, non dénuée d'une profondeur psychologique. Je ne pourrais pas parler de mélancolisme pour qualifier ces nouvelles, mais plutôt de gothisme, tout droit sorti d'un récit vampirique: des châteaux abandonnés, des ruines, un palais où l'on se terre pour échapper à la mort, un asile. Les lieux évoquent ce côté du romantisme où l'action se déroule dans un cadre échappé du réel. Cela donne beaucoup d'impact à ce que vont vivre les personnages car le lecteur plonge dans une ambiance propice à une imagination débordante. Le point commun entre ces cinq nouvelles tient à leur caractère inquiétant, dévoilant certains aspects dérangés de l'esprit humain : le meurtre, la cruauté, la folie. On échappe pas non plus à la lubie de la mort, qui sous divers procédés littéraires s'affirme comme un leitmotiv ou du moins le thème de prédilection de Poe. Pourtant ce n'est pas glauque ni morbide...Par contre, à certains moments, j'ai été horrifiée par la perversité et le machiavélisme qui s'en dégagent (Le chat noir). L'auteur joue sur plusieurs tableaux: l'amour qui dépérit au sens propre à cause d'un peintre; la cruauté de crever l'oeil d'un chat; l'humour d'un repas en compagnie d'aliénés. Toutes les nouvelles s'emploient habilement à montrer l'agitation de l'esprit et le caractère obsédant du crime. On ne peut donc nier qu'Edgar Allan Poe est maître d'un esthétisme littéraire de l'époque (Etats-Unis, XIXe siècle) qui allie l'étrangeté au quotidien et le fantastique au réel. Les cinq nouvelles font échos à d'autres oeuvres bien connues comme par exemple Le Portrait ovale, qui s'apparente un peu au Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde et Le système du docteur Goudron et du professeur Plume, qui fait penser à L'étrange cas du Docteur Jekyll et M. Hyde de Robert Louis Stevenson.
Est-ce que j'ai aimé ma lecture? Ma foi oui pour toutes les impressions étranges que j'ai ressenti, pour ce côté un peu tourmenté des personnages. Mais surtout parce que ces nouvelles peuvent être interprétées de manière intuitives et selon l'expérience de chacun. Seul bémol, bien qu'ayant apprécié, je ne sais pas si je relirais du Poe; car au final, son style intrigue plus qu'il ne plaît.

Récapitulatif des nouvelles avec ma note attribuée:

Le Portrait Ovale 5/5
Le Masque de la Mort rouge 3/5
Le chat noir 5/5
Le système du docteur Goudron et du professeur Plume 4/5
Le Sphinx 2/5


Je m'excuse par avance de ne pas avoir mis une image de la couverture car impossible de la trouver sur le Net. J'ai une édition datant de Mars 2008 et la couverture est vraiment sympathique (un chat noir avec un seul oeil regardant une hâche). Toutes les autres couvertures que j'ai trouvé ne correspondent pas à la mienne et je préfère celle que j'ai. Je préfère donc ne rien mettre.

dimanche 25 janvier 2009

Le Portrait de Dorian Gray



Oscar Wilde


Editions Flammarion
Collection GF
Présentation par Pascal Aquien
Traduit de l'anglais par Richard Crevier
320 Pages



Unique roman d'Oscar Wilde, considéré désormais comme un chef-d'oeuvre de la littérature anglo-saxonne, Le Portrait de Dorian Gray est un classique qui reste étonamment contemporain. Entre fantastique et philosophie, l'auteur confond les registres, évoque les aspects ambigus de l'être humain afin de mieux faire ressortir la perfidie qui s'en échappe. Pourtant le début est un hymne à l'art, à la création, à la beauté. Au XIXe siècle, à Londres, le peintre Basil Hallward réalise un tableau d'une qualité exceptionnelle, un prodigieux portrait, celui d'un jeune homme naïf: Dorian Gray. Sa beauté éthérée transcende les espaces et se fige sur l'oeuvre de Basil. La peinture a trouvé là sa royauté alors que Basil a trouvé en Dorian Gray son âme, si l'on peut dire, sinon son salut d'artiste. Mais ce portrait est bien plus qu'une expression parfaite de l'humanité, qui fait jaillir la beauté de la jeunesse. Il représente aussi la pureté du coeur et la bonté de Dorian Gray. C'est la muse pour l'artiste. Dorian prend conscience d'une évidence terrible: il vieillira alors que son portrait restera éternellement beau et jeune. Il fait un voeu terrible, un voeu aux tons du pacte faustien: si seulement le portrait pouvait porter les marques du temps tandis que lui serait un être jeune. Si seulement il pouvait garder sa beauté immortelle. Ce voeu, il le fait secrètement, dans ses pensées les plus profondes. Dans cet atelier, la vie de Dorian Gray va changer et ce jeune homme fait la rencontre du dandy Lord Henry Wotton, un homme distingué, élégant dont les propos sont contradictoires mais remplis d'une vérité marginale. Henry Wotton et Dorian Gray vont devenir de très bons amis mais la philosophie de vie d'Henry déteint sur celle de Dorian. Occupés à profiter de la vie et de ses plaisirs: les deux dandys fréquentent les oeuvres de charité, courent aux dîners et aux invitations en tout genres. Henry Wotton est un homme hédoniste, à la recherche des plaisirs qu'apporte la vie: femmes, luxe, richesse; il préconise le goût pour les apparences. Par certains côtés, il tient des propos épicuriens qui invitent à la corruption des moeurs et aux plaisirs incontrôlés des sens. Mais tout ceci échappe à Basil qui est d'emblée exclut d'une amitié qui paraissait de prime abord improbable. Cependant Dorian Gray est séduit par la personnalité d'Henry tout comme ce dernier est fasciné par Dorian Gray. Outre cette relation qu'entretient les deux dandys, le roman prend une tournure frémissante tout du moins dangereuse. Le Portrait de Dorian Gray se métamorphose au fur et à mesure que la personnalité de son hôte devient obscure. Le temps passe et Dorian Gray a changé: il s'attache aux côtés matériels de la vie, se passionne pour la musique, les pierres précieuses, les parfums. Son admiration pour les choses raffinées tranche avec son égo et sa cruauté qui n'a de cesse de s'accroître. Il est devenu un homme de vices, infesté par une obsession hideuse: son portrait est le reflet de son âme alors que l'homme reste beau, intact. Son corps est intouchable mais son esprit est ravagé par les affres de l'orgueil et de la corruption. Son voeu a pris forme sous les traits implacables d'un tableau qui incarne le Mal. Dorian Gray ne supporte plus cette vision féroce et monstrueuse qui lui révèle sa vraie nature...


Malgré quelques passages compliqués, qui se perdent en longueur; le Portrait de Dorian Gray est un excellent roman de l'âme humaine, de sa transfiguration par une oeuvre picturale. Oscar Wilde pose un personnage trouble, brutal et furieux, un Dorian Gray qui m'a terrorisée parfois. Mon personnage préféré est Lord Henry Wotton, un dandy sympathique dont les propos m'ont beaucoup fait rire. C'est un homme paradoxal mais non dépourvu de sentiments, au contraire, sa quête des sensations s'inscrit dans une vaste réflexion sur la vie. Ce roman est une dérive cynique et philosophique dans les tréfonds de l'âme corrompue. Comment en est-on arrivé à une fin tragique et saisissante? Le Portrait de Dorian Gray est une descente progressive, lente et sulfureuse dans les enfers et le crime est une issue inévitable. J'ai beaucoup aimé ce roman qui ne peut être qualifié que de captivant, frissonnant et violent. Et comment résoudre cette obsession douloureuse pour cette peinture qui fait froid dans le dos? Le roman d'Oscar Wilde possède des échos qui sont à la fois intimes et philosophiques. C'est le roman de la décadence, d'une déchéance morale et psychique qui s'exprime par un effet double: le portrait qui traduit l'homme et l'homme qui hait cette image car elle est la transfiguration de son âme. D'ailleurs ce n'est pas pour rien qu'il le cache, il ne veut pas que le monde voit cette face sombre de lui-même. Pour le reste du monde c'est un homme beau, mais au fond de lui, il se ment, il sait que son véritable être se trouve dans le portrait. Je trouve que c'est assez symbolique que d'avoir choisi le visage, cette partie de l'homme qui est le plus visible et le plus expressif. Le Portrait de Dorian Gray me fait penser à cette expression "perdre la face" qui signifie pour les Asiatiques, perdre son honneur et sa dignité. Dorian Gray, quant à lui, y laissera sa vie pour se libérer des horreurs qu'il a commises: l'acte de destruction ultime, le seul recours pour se défaire d'une souffrance humiliante. Un texte fort, un classique qui reste inclassable tant ses propos sont universels.

Les avis de Nanne et Lilly.


5/5 champignons

mardi 20 janvier 2009

Histoire de la littérature anglaise

Frédéric Regard

PUF
Collection Licence
Série Langues
286 pages
Paru en Janvier 2009
15 euros

Quatrième de couverture: Comment peut-on expliquer l'exceptionnelle richesse théâtrale de la période élisabéthaine ? Dans quelle mesure le rejet du rationalisme de l'époque néoclassique engendre-t-il un ensemble d'œuvres dont la philosophie et l'esthétique sont empreintes d'une sensibilité romantique ? Quelles sont les caractéristique du magical realism et qui en sont les maîtres ? Ce manuel offre un panorama complet de l'histoire de la littérature anglaise, resituée dans le contexte de chaque époque, depuis les premiers textes anglo-saxons jusqu'aux expériences du postmodernisme et du postcolonialisme.Apportant des éclairages précis sur chaque genre (roman, poésie, théâtre), il met en lumière les auteurs incontournables et les œuvres-clé. Frédéric Regard est professeur de littérature britannique à la Sorbonne.


Sommaire


LES FONDEMENTS
La période anglo-saxonne
L'époque médiévale
La période élisabéthaine et le début de la période jacobéenne
La fin de la période jacobéenne et la Restauration

DU XVIIIE SIECLE A L'EPOQUE ROMANTIQUE
Le XVIIIe siècle
L'époque romantique

L'EPOQUE VICTORIENNE
La première moitié de l'époque victorienne
La fin de l'époque victorienne

LE XXE SIECLE
La première moitié du XXe siècle
La seconde moitié du XXe siècle


J'inaugure ici une nouvelle catégorie qui s'appellera Essais et dans lequel vous trouverez toutes les lectures dites "théoriques" , de connaissance et de savoir. Evidemment grâce à mon parcours universitaire en Ethnologie, j'ai lu des tonnes et des tonnes de bouquins sur divers thèmes. Ce n'est qu'en commençant ma formation de bibliothécaire que j'ai changé de lectures et me suis orientée vers des essais bibliothéconomiques, sur l'avenir et la place du livre etc... Si un jour je trouve le courage de vous faire partager mes expériences de fac, c'est ici que je posterais les différents billets qui se rattachent à mes lectures passées. J'ai voulu lire Histoire de la littérature anglaise pour plusieurs raisons. Tout d'abord l'engouement qui se crée sur la blogosphère autour de Jane Austen et cette fameuse littérature de l'époque victorienne, m'a donné envie d'en savoir un peu plus sur cette littérature. Je suis novice et amatrice, c'est pourquoi une petite séance de rattrapage est bienvenue. Ensuite, j'avoue éprouver d'énormes complexes quand, face à mes collègues, j'entends parler de littérature classique, d'auteurs que je ne connais pas encore. Bref j'ai de grosses lacunes auxquelles je voulais remédier au plus vite. C'est chose faite, en tout cas en ce qui concerne la littérature anglaise! Mais je compte peut être poursuivre mon initiation avec la littérature russe, asiatique... Grâce à Histoire de la littérature anglaise, je suis calée et je peux situer sans complexes les grandes oeuvres tant appréciées de Jane Austen, les soeurs Brontë, Charles Dickens, Virginia Woolf, Sylvia Plath, James Barrie et bien d'autres encore.

Le livre aborde toutes les périodes, en nous donnant des détails historiques, des encadrés plus précis sur la naissance d'une littérature féministe, la naissance de la fantasy etc... Frédéric Regard nous offre un panorama complet tout en nous proposant une écriture facile d'accès. Je ne pense pas que ce livre ne s'adresse qu'à des universitaires, car sa lecture est abordable même pour quelqu'un qui ne s'y connaît pas trop. Je ne suis donc pas déçue et je repars joyeuse d'une lecture qui m'a instruite et qui me permettra de ne plus avoir de complexes lors de conversations dites érudites!! En prime, je suis tellement enthousiaste que je vous offre un petit topo à partir de mes notes! et vous aussi vous serez calés sur la question, si cela n'est pas déjà fait! Seul bémol, on découvre tellement d'oeuvres et de titres qui nous donnent l'eau à la bouche qu'on est forcé de rallonger sa LAL... Et oui on peut pas tout avoir!!!


TOPO EXPRESS des oeuvres essentielles.
( euh vous n'êtes pas obligés de le lire, parce que c'est très long! c'est juste pour les passionnés! )

La langue anglaise est issue d'une langue germanique importée aux Ve et VIe siècles par des envahisseurs. Les débuts d'une nation dite anglaise furent difficiles mais à partir du VIIIe siècles, Caedmon est le premier poète chrétien à écrire en langue anglaise et compose Beowulf. La légende arthurienne, Arthur et les chevaliers de la Table Ronde assure une place fondatrice dans l'histoire de la littérature anglaise avec l'apparition de l'amour courtois et du roman de chevalerie.
Sous le règne d'Elizabeth Ire (époque dite élizabéthaine) c'est le théâtre qui prime. Mais quelques oeuvres sont à retenir parmi Thomas More (1477-1535) Utopia. Pour les dramaturges il faut citer Christopher Marlowe (1564-1593) à qui l'on doit The Tragical History of Doctor Faustus, première version théâtrale du mythe médiéval de Faust qui vend son âme au diable. William Shakespeare (1564-1616) reste le plus remarqué et atteint son apogée avec les chefs-d'oeuvre que sont Hamlet (tragédie de la vengeance), Othello (tragédie de la jalousie), King Lear (tragédie de l'aveuglement paternel) et Macbeth (tragédie de l'action politique). On lui doit aussi le fameux Romeo and Juliet, une pièce romantique et poétique. L'époque élizabéthaine est donc une période riche de son théâtre et crée le titre officiel de Poet Laureate de la cour. Cette époque voit aussi naître Les philosophes de la raison: Francis Bacon (1561-1626), Thomas Hobbes (1588-1679) et John Locke (1632-1704). Faits importants: création de la Royal Society par Charles II (chargée d'encourager les savoirs), Isaac Newton est le plus grand savant d'Europe.


Le XVIIIe siècle et la période "romantique". Le XVIIIe siècle est marqué par les grandes expéditions de James Cook qui font de lui un héros national, la fondation du British Museum en 1753. Les écrivains politiques: Jonathan Swift (1667-1745) Gulliver's Travels: "Cette parodie des récits de voyage, longtemps cantonnée au domaine de la littérature enfantine en raison de ses deux premières parties marquées par le merveilleux, se veut aussi un règlement de comptes avec les savants, économistes et historiens de l'époque". L'avènement du roman est confirmé avec Daniel Defoe (1660-1731) Robinson Crusoe.

La littérature romantique se caractérise par "un refus de la société urbaine industrielle, un amour mystique de la Nature, une insistance sur les sentiments et les pensées individuelles, une fascination pour l'interdit et pour la démesure...La porte est ouverte au rêve, au surnaturel, à l'inconscient." Trois grands peintres du romantisme anglais, Henry Fuseli (style dit "gothique"), John Constable et William Turner. Les poètes romantiques: Robert Burns (1759-1796) Tam o'Shanter (récit d'horreur où apparaît la fameuse sorcière Cutty Sark); William Blake (1757-1827); Samuel Taylor Coleridge (1772-1834) Christabel (poème envoûtant et sulfureux où il explore dans un cadre médiéval la thématique de la femme fatale); Lord Byron (1788-1824).

Les romanciers de l'époque romantique: Walter Scott (1771-1832), The Bride of Lamermoor, Ivanhoe, considéré comme le grand inventeur du roman historique anglais. Jane Austen (1775-1817) la romancière dont l'auteur nous dit que c'est la préférée des Anglais, figure emblématique de la domestic novel , Mary Shelley (1797-1851) marque l'acte de naissance de la science-fiction avec Frankenstein. Apparition du roman "gothique" et de la littérature de terreur ou récit vampirique qui se développera au cours du XIXe siècle. (Dracula de Bram Stoker; Sheridan Le Fanu Carmilla, Robert Louis Stevenson The Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde )


L'époque victorienne ou l'âge d'or du roman: le roman réaliste, la tradition du domestic novel de Jane Austen, les oeuvres de Charles Dickens (1812-1870), la naissance du roman policier ou detective novel : Wilkie Collins (1824-1889) The Woman in White; les romans à sensation de Mary Elizabeth Braddon (1837-1915) Lady Audley's Secret; Arthur Conan Doyle (1858-1930) The Lost World, Sherlock Holmes. Les soeurs Brontë sont considérées comme les grandes romancières de l'âme féminine de cette époque: Anne Brontë (1820-1849) Agnes Grey et The Tenant of Wildfell Hall; Charlotte Brontë (1816-1855) Jane Eyre; Emily Brontë (1818-1848) Wuthering Heights. Autres grands écrivains: Oscar Wilde (1854-1900) The Picture of Dorian Gray; Robert Louis Stevenson (1850-1894) pour le roman d'aventures; Rudyard Kipling (1865-1936) The Jungle Books. La littérature pour enfants est à son apogée avec les oeuvres de Béatrix Potter The Tale of Peter Rabbit et James Barrie (Peter Pan), et Lewis Carroll pour Alice's Adventures in Wonderland.


Le XXe siècle: naissance de la fantasy avec John Ronald Tolkien (The Lord of the Rings). Les grands romanciers et leurs oeuvres: Herbert George Wells The Island of Dr Moreau; Joseph Conrad; David Herbert Lawrence Lady Chatterley's Love, Women in Love; Virginia Woolf, Mrs Dalloway.

Le roman des années 1930, une profusion de genres: Karen Blixen Out of Africa; Aldous Huxley Brave New World; Agatha Christie.

A retenir du XXe siècle: le théâtre de l'absurde de Samuel Beckett, la littérature décalée de Roald Dahl; la poésie féministe contemporaine de Sylvia Plath ; les romancières de l'amour impossible que sont Elizabeth Taylor, Barbara Pym et Anita Brookner; le Memento Mori de Muriel Spark; les satires de David Lodge; le prix Nobel 2007 Doris Lessing, le dernier Ian McEwan On Chesil Beach; Trainspotting d' Irvine Welsh; Jonathan Coe; les Versets Sataniques de Salman Rushdie.

lundi 19 janvier 2009

La mode s'habille en Para Kiss

Paradise Kiss
L'intégrale (Tome 1 à 5)


Ai Yazawa

Editeur Kana
874 pages
19 euros
Genre: Shojo sentimental, romance (Manga pour filles)

Un shojo manga très glamour pour les fashions victims et les autres!


Mot de l'éditeur: La très sérieuse Yukari n'a qu'une obsession : réussir son entrée à l'université.De par sa taille et sa silhouette, elle est pourtant le mannequin idéal pour présenter la robe que prépare la joyeuse bande d'étudiants en stylisme qui se regroupe dans une cave-atelier baptisée Paradise Kiss. Enrôlée par ses filles et garçons très originaux, Yukari se retrouve, un peu malgré elle, plongée dans un univers où se concrétisent les rêves les plus fous. Sans compter que l'amour sera au rendez-vous.




"La cave se trouvait au milieu d'une rue tortueuse non loin de la rue principale. Elle était enveloppée d'une odeur étrangement sucrée rappelant celle des épiceries chinoises où l'on fait cuire des gâteaux. Sur les murs peints d'un rose vif cognait une musique hystérique. Il y avait un vieux bar, un billard et trois machines à coudre. C'est ce lieu aux allures de repaire caché qu'ils appelaient "atelier"..."

Yukari est une jeune lycéenne, travailleuse et sérieuse, éduquée selon les bonnes manières japonaises où la norme pour une fille de son âge est de passer les concours d'entrée afin d'intégrer une bonne université et avoir un avenir brillant. Aucune sortie, très peu d'amis, Yukari a le nez dans ses bouquins. Un jour, en marchant dans la ville, elle se fait accoster par un garçon aux piercings, qui ne lui inspire pas confiance. Ce n'est autre qu'Arashi, un élève de l'école d'art Yaz'Art. Yukari est jolie, de beaux cheveux noirs et longs, des jambes fines et une taille parfaite. Parfaite! Oui, pour le défilé que prépare les jeunes futurs stylistes en herbe que sont Miwako, Isabella et Arashi et qui forment la marque Paradise Kiss. Rattrapée par Isabella, Yukari panique et s'évanouit. Elle se réveille dans un atelier complètement déjanté et fait la connaissance de cette bande aux vêtements extravagants et à l'allure extravertie! Mais Yukari, obsédée par ses cours, refuse la proposition d'être le mannequin qui portera la robe du défilé de Paradise Kiss. C'est sans compter sur Georges, le talentueux et craquant créateur et chef de file de l'atelier de mode...car il en faudra peu à Yukari pour qu'il la fasse tourner en bourrique!


Paradise Kiss nous plonge dans un univers décalé, celui de la mode, un milieu très branché et qui n'a pas bonne réputation. Les élèves de cette école passent pour être des folklo et leur apparence décalée contraste avec l'uniforme de notre héroïne Yukari. Prenons par exemple Miwako, qui porte les vêtements crées par sa soeur, une grande styliste, ils sont barriolés, mettent en avant sa poitrine, tout n'est que froufrouterie et accessoires. Arashi, lui a un look plus décontracté, un brin rock, un genre punk, une coiffure électrisée et des piercings un peu partout. Isabella, qui est un travesti, est élégante et sort tout droit d'un film baroque. Puis il y a Georges, le dandy de la série, bien habillé, classe en costume raffiné avec son chapeau de cow boy et ses lunettes de soleil! Yukari se retrouve au milieu de cette bande et découvre que le monde de la mode n'est pas si cool que ça. En plus de leurs cours, les élèves de Yaz'Art travaillent dur pour créer et monter leur marque de vêtements. Yukari fait un peu tâche dans cette ambiance décontractée, elle qui est une stressée de la vie et s'inquiète de tout. Puis elle va rencontrer Georges, devenir très amie avec Miwako. Elle va trouver en Paradise Kiss un refuge, une famille et surtout une occasion de réfléchir à ce qu'elle désire réellement faire de sa vie.


Paradise Kiss
c'est une histoire d'amour, mais c'est une réflexion sur l'adolescence, ce rite de passage où s'emmêlent toutes sortes de préoccupations. Il va s'en passer des péripéties, des fous rires, des crises de larmes, des premières fois, des gifles, des disputes, des remises en question et des choix à faire. Paradise Kiss c'est tout ça à la fois et c'est un manga complet, bourré d'humour et d'amitié. La fin vaut le détour et le lecteur est surpris par la tournure que prennent les évènements. C'est vraiment sympathique à lire et à chaque page on rit car le duo que forme Yukari et Georges est vraiment hilarant. Notre héroïne est un vrai personnage de manga, attachante, on la suit n'importe où dans cette aventure rocambolesque. L'auteur nous gratifie de détails foisonnants, d'apartés drôlissimes et de somptueux décors et vêtements. Les dessins sont bien faits, bref tout est réuni pour faire de ce manga, un excellent shojo.

En plus Ai Yazawa c'est elle qui a fait Nana et il paraît que c'est une super série! Alors Paradise Kiss ne peut être qu'une bonne référence néanmoins cette série est moins connue que Nana, c'est fort dommage! Je n'ai qu'un mot à dire, une intégrale comme celle-ci à moins de 20 euros, c'est à prendre mais à ne surtout pas laisser passer! Je viens d'apprendre qu'il y a l'anime! Miam! de quoi prolonger mon coup de foudre pour le beau Georges! Y'a même la musique qui elle aussi est vraiment déjantée et colle parfaitement à l'esprit de Paradise Kiss!



paradise kiss (générique de début)
envoyé par atsumimag



dimanche 18 janvier 2009

Nouvelle bannière!

Et voilà! C'était prévu déjà depuis un bon petit bout de temps, mais ça s'est fait! J'ai commandé une bannière à Damouredo (Bananière Split) et je suis plus que comblée! Tout d'abord parlons du service! rapide, efficace et à l'écoute de nos désirs, Damouredo c'est du pro!!! Pas de déception! Et même quand j'ai eu des soucis pour installer ma bannière, Damouredo était là. Une aide de Lavande m'a épargné d'être stressée pour installer ma bannière! Bref je suis ravie et admirez plutôt!

mercredi 14 janvier 2009

Les Déferlantes

Claudie Gallay

Editions du Rouergue
Collection La Brune
524 Pages

Mot de l'éditeur: La Hague... Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu'il arrache les ailes des papillons. Sur ce bout du monde en pointe du Cotentin vit une poignée d'hommes. C'est sur cette terre âpre que la narratrice est venue se réfugier depuis l'automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu'elle voit Lambert, c'est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d'un certain Michel. D'autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l'ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L'histoire de Lambert intrigue la narratrice et l'homme l'attire. En veut-il à la mer ou bien aux hommes ? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire. Dans ce livre dense en personnages et en rebondissements, Claudie Gallay nous convainc une nouvelle fois de la singularité de son univers romanesque. Les déferlantes est son cinquième roman publié dans la collection La brune, après l'excellent accueil de ses deux derniers, Seule Venise et Dans l'or du temps.Née en 1961, Claudie Gallay vit dans le Vaucluse. C'est l'un des auteurs majeurs de La brune. Les déferlantes est son cinquième livre dans la collection, dont les deux derniers, Seule Venise (2004, prix Folies d'encre, Babel 2006) et Dans l'or du temps (2006, à paraître en Babel en mars 2008), ont conquis les lecteurs.



Je ne reviendrais pas sur Les Déferlantes, roman fulgurant qui a conquis plus d'un coeur, dont l'audience a été prodigieuse tant la blogosphère littéraire en a mentionné ses qualités. Je ne reviendrais pas sur l'histoire, sur ces deux personnages, une femme ornithologue fuyant la perte d'un être aimé et un homme Lambert, revenant sur des terres qui ont brisé sa vie. Chacun a une histoire, chacun a vécu une terrible perte et chacun à leur manière cherchent à fuir ou à retrouver la sérénité. Non, voyez-vous, plutôt que de refaire un énième résumé, de ressasser la même intrigue; je penche davantage pour vous livrer mes impressions.

La Hague. Un orage, une tempête, des pluies violentes, une terre hostile, sauvage, distante et si mystérieuse. Une terre sur laquelle vivent des hommes, une terre qui cache en son sein de sombres secrets, des drames d'antan qu'on préfère taire. Ce n'est pas anodin si nos deux protagonistes se rencontrent pour la première fois à l'augure d'une tempête. Les coeurs sont déchirés, une amertume et un profond chagrin se sont installés. Cette rencontre face aux éléments, c'est comme l'éclatement de toute cette mélancolie. Ils se croisent, se regardent, restent distants puis se parlent, se recroisent. Puis petit à petit, Claudie Gallay met en scène une étrange relation faite de complicité, parsemée de chaleur alors que bien souvent le silence fait rage. Des vieilles histoires qu'on déniche, des bribes de vie écorchée en passant par les vagues de la solitude, le roman bascule dans un mélancolisme noir, lent et pesant. Tout s'éclaire comme les rayons du soleil sur la lande, le lecteur s'insinue dans ce drame. Lambert a perdu sa famille lors d'une nuit de naufrage. Des questions le hantent. Il veut des réponses de la personne qu'il juge responsable. Après quarante ans. Nul mieux que Claudie Gallay n'a su faire jaillir avec tant de nostalgie l'éclat de ce drame. Les Déferlantes c'est bien ce roman dramatique d'une quête de la vérité, d'une quête pour la paix intérieure, à la recherche d'une sérénité volée. C'est aussi le roman philosophique du pardon, des troubles engendrés par des actes indifférents, des corps et des âmes déchirés. Les personnages sont attachants mais Claudie Gallay dépeint leurs côtés obscurs. La Hague. Des hommes. Des femmes. Des destins tourmentés sur fond de paysages immaculés. C'est le roman de Claudie Gallay. Mais c'est aussi le roman de l'amour, d'un chemin nouveau comme le soleil après la pluie. C'est le roman pictural des clair-obscurs, des non-dits, qui engage le lecteur sur les chemins de la délivrance. Et ce n'est pas anodin si la fin du roman nous emmène sur les sentiers d'un monastère au coeur des montagnes. Parce que finalement Les Déferlantes c'est le roman de la guérison. Cette rencontre qui panse petit à petit les plaies du passé. Après le deuil, la solitude, la souffrance et la tristesse, Les Déferlantes font rage et font rugir en nous les voies de l'espoir.


"M'attacher ? Je ne voulais pas. Pas trop vite. J'ai dit ça doucement, entre mes dents, Je ne veux pas m'attacher."


Il n'y a pas que moi qui ai aimé!!! Les avis de Clarabel, Marie, Cathulu, Gaëlle, Leiloona et Keisha, Emmyne, et si j'en oublie, je veux bien que vous me donniez vos liens!!!



5 champignons /5

mardi 13 janvier 2009

Hina et le prince du lac Vahiria

Céline Ripoll
Daniela Cytryn

Le Sorbier
Collection Au berceau du monde
Paru en Janvier 2009

Album Jeunesse à partir de 8 ans
Contes et Légendes jeunesse
Conte de Tahiti (Polynésie)


Hina vit dans un village, situé dans la vallée de Papeari, aux Temps anciens où les dieux et les hommes vivaient en harmonie pour protéger la nature. Hina était une jeune fille magnifique aux longs cheveux noirs et vint pour elle l'heure de se marier. Son père choisit une union avec le prince du lac Vahiria. Hina sent déjà l'amour et les joies que procurent les sentiments sincères d'un mariage accueilli avec sérénité. Mais lorsqu'elle arrive devant le lac, elle découvre un monstre: un serpent-anguille moche et qui lui fait terriblement peur de surcroît. Elle s'enfuit et en veut à son père. Seule, fatiguée et démunie, elle fait escale pour se baigner. Elle rencontre le dieu guerrier Maui et lui confie son malheur. Celui-ci capture le prince Vahiria et lui coupe la tête. Il la confie à Hina. Seulement le prince Vahiria confie à Hina, qu'un jour elle devra l'embrasser! Affolée, elle lâche la tête et celle-ci se transforme en arbre! Hina court, court et rencontre l'homme qui va devenir son mari. L'arbre est devenu tabou, il ne fallait pas le toucher, de peur que le prince Vahiria ne se réveille. Puis un jour, Hina fut très malade. Sécheresse, famine, la vie sur l'île était rude. A la recherche d'un peu d'eau, le mari de Hina parcours la plage et voit l'arbre! Un fruit rempli d'eau tombe. Le mari de Hina se dit que ce fruit, même si il provient de l'arbre tabou, ne peut pas lui faire de mal et il l'apporte à sa femme qui le boit! Sitôt le fruit se transforme en prince Vahiria! Hina va beaucoup mieux! La légende s'est réalisée! En buvant l'eau du fruit, Hina a embrassé le prince!


Un joli conte sur la nature, sur les légendes tahitiennes, un formidable voyage au coeur des îles où se mêlent parfums exotiques et paysages idylliques. Une légende qui nous explique que l'amour ne se formalise pas des apparences car le prince Vahiria même si il est moche, le plus important c'est qu'il a bon coeur. Et ça c'est l'essentiel. C'est la beauté intérieure qui prime plus que le paraître. Un baiser qui sauve la vie même si il vient d'un être laid, cela reste une preuve d'amour. Les illustrations sont réussies, extrêmement colorées, c'est une véritable palette de chaleur et de soleil qui caresse les yeux du lecteur.



4 champignons /5

lundi 12 janvier 2009

I Know what you are... A Vampire

Je ne devais pas voir Twilight ( le site officiel du film )avant samedi prochain mais j'ai craqué! et ce weekend a été chargé en émotions! Beaucoup d'avis partagés ont été donné par nombre d'entre vous! A mon tour de vous livrer mes impressions et de faire un petit bilan de ce film tant attendu!


Concernant les défauts (il y en a!!) je ne ferais pas d'éloges sur les effets spéciaux et un maquillage de loin assez exagéré de nos amis les Cullen. En effet, je pense que la maquilleuse n'a pas eu la main légère sur un Carlisle fantômatique! C'est beaucoup trop blanc à mon goût et je ne parlerais pas des lèvres d'Edward qui me paraissent surnaturelles!!! Par contre j'ai beaucoup aimé le rendu des yeux (notamment la couleur miel des Cullen et le rouge profond de Laurent!). Côté effets spéciaux, j'ai été trop déçue par l'entrée des Cullen à la cafétaria! Une arrivée fort peu troublante et pour le coup très banale, je n'ai pas eu l'impression de ce flottement que l'on a quand on lit le livre. On nous parle d'une entrée mystérieuse, comme si les Cullen ne marchaient pas mais se mouvaient en fendant l'air! Désolée! mais dans le film je n'ai pas ressenti cela! Passons maintenant aux personnages et dans la famille des "pas top" je nomme Jasper, Rosalie et le clan des Quileute...Bah oui! je ne sais pas où ils ont pêché la Rosalie mais je la déteste! Elle n'est pas gracieuse pour un sou et m'a parue bien plus capricieuse (dans le genre enfant gâtée) que la Rosalie du livre. Jasper est à la limite du risible, avec ses yeux exorbités et son air constipé! J'en ai ri je l'avoue! Trop jeune peut-être ou plutôt dirais-je trop en contraste par rapport à sa compagne Alice, sûre d'elle. Les Quileute m'ont fait peur! Même si Jacob me plaît bien! Il a ce côté un peu gamin effronté que l'on retrouve dans le tome 2 de la saga! Enfin pour terminer le topo des défauts: je mentionnerais (et ça c'est bizarre mais personne n'en a parlé) l'effet bizarre que cette scène où apparaît l'auteur! On a jamais vu ça! Franchement j'ai pas trop compris! C'est comme si JK Rowling apparaissait dans un Harry Potter à l'écran!Il est où l'intérêt???? Je ne sais pas cela m'a dérangé et en plus fait de cette manière, aussi furtivement comme pour dire "coucou, je suis là"!! Bref autant ne rien faire! Surtout que ceux qui ne connaissent rien à la saga et à l'auteur! cette scène est la scène "no understand !". J'arrive à ma dernière critique qui consiste à dire que le film occulte des explications et des passages du livre importants, si bien qu'un spectateur étranger à la saga, pourrait se perdre en réflexions et en pourquoi du comment! Ah oui j'oubliais la scène que j'ai le moins aimé avec Edward: c'est celle de l'entrée de Bella en salle de cours et là franchement c'est pas du subtil, c'est du trop lourd! La totale! Edward avec la main devant la bouche, prêt à vomir tellement on le sent dégoûté! J'ai pas trop aimé!


Les côtés positifs!!!
Parce qu'il y en a et d'ailleurs mon avis général est positif! Car oui j'ai aimé le film!!! Pour les points positifs je cite:

-la recherche des décors, des paysages et le rendu de l'ambiance du livre! Tout ceci a été respecté et le film est très humide, très forksien! à la fois sombre et haletant! On est pris dedans! comme on est happé par le livre! Ca c'est un excellent point!

-le personnage de Carlisle! J'ai adoré! Très beau, charismatique, à la fois distant mais si compréhensif! j'ai craqué pour lui dans ce premier volet! Je parlerais aussi de James, car il colle parfaitement à l'image que je me faisais de lui! si dangereux et l'expression de ses yeux, cette façon d'humer les odeurs! J'en étais retournée!

-une grande sympathie pour le personnage d'Alice et d'Esmée! Comme si elles étaient naturelles, aimantes et dociles!

-Bella!!! Ah Bella!! Il n'y a pas à dire, ils l'ont bien trouvé! Elle joue bien, j'ai trouvé sa prestation convaincante! une Bella maladroite, désorientée, perdue dans ses pensées, mais aussi déterminée! Je l'ai beaucoup aimé! Les expressions de son visage dénotent pleins d'émotions différentes et contradictoires! Chapeau!

-Edward! Edward Ah Edward! convaincant aussi sauf la scène dans la salle de cours! mais quel sourire! quelle verve! waouh!!!

-la musique, enfin la BO notamment la musique qui revient assez souvent dans les temps forts du film (je vous parie même que je vais m'acheter le CD!!)


Mes scènes préférées:

-Bella et Edward: le premier baiser dans la chambre!!! (on en redemande!)

-la partie de baseball en compagnie de la famille Cullen! (moi aussi je veux jouer!!)

-la scène fatale (où James meurt) une scène d'une violence et d'une brutalité aussi conséquentes que celle du livre! Haletant, vibrant à en être scotché sur son siège!





A lire de toute urgence les autres avis partagés mais pleins de fougue et autres craquages complets car Edward ne nous a pas laissé froides!!!! Je vous le garantis! Yueyin, Happyfew, Karine, Pimpi, Alwenn, Stéphanie et Ori !

samedi 10 janvier 2009

Prendre le temps


Maud Roegiers

Alice Jeunesse
Collection Histoires comme ça


Album Jeunesse dès 3 ans
Paru en Janvier 2009


Thèmes: Temps, Flânerie, Vivre.


Quand tout va mal, que l'on déprime, qu'il fait tout gris dans la tête! Cette petite fille se laisse aller et prend le temps de voir ses amis, d'apprendre à compter, de fermer les yeux et profiter des câlins de sa maman. Elle prend le temps de faire des choses qu'elle aime, de réfléchir avant de faire des choix ou de parler, de se souvenir des rêves du matin. En fait, elle prend le temps d'aimer! Voici le message de ce très joli album en forme de cahier avec des carreaux, pour mieux nous rappeler nos souvenirs d'écoliers! Prendre le temps de vivre pour aller beaucoup mieux! En voilà une belle idée... Les illustrations sont douces, des couleurs claires qui apaisent et s'harmonisent avec le ton de la flânerie. Un album tout mimi !



4 champignons /5

L' Attrapeur de mots


Jean-François Dumont


Les Petits Albums du Père Castor
Flammarion

Album Jeunesse dès 5 ans
Paru en Janvier 2009

Thèmes: Mots, Poésie, Collection.




Vous ne l'avez jamais remarqué, mais il est là, derrière vous. Au moment où vous vous y attendez le moins, il surgit. D'un geste prompt il le prend au vol, et disparaît, l'air de rien. Et il vous laisse, la bouche ouverte, l'air idiot. " Zut, mais qu'est-ce que je voulais dire, déjà ? " C'est l'attrapeur de mots qui est passé par là. Mais qui est-il ?

Un petit garçon raconte son match de football à ses camarades de classe à la sortie de l'école...Zut, un mot lui échappe! Comment dire? Il l'a sur le bout de la langue mais il ne sort pas. Ayant aperçu un vieux Monsieur étrange, le garçon décide de le suivre, certain que ce dernier n'est pas étranger à son mot échappé! Lorsque le Monsieur arrive près de deux dames qui discutent, l'une d'entre elle perd les mots qu'elle voulait prononcer! Etonnant! Arrivé devant la maison de ce bonhomme faucheur de mots, le garçon est accueilli...En fait il vient de faire la connaissance d'un Attrapeur de mots ou si vous préférez un collectionneur de mots. Ce poète farfelu attrape les mots des gens, les collecte, les note sur son carnet jaune. Il les chipe en plein air, à l'orée du langage et du son: ces mots qu'on a sur le bout de la langue et qui virevoltent! Vous savez ce qu'il en fait, l'attrapeur de mots ? De jolis poèmes...

C'est un véritable coup de coeur pour cet album original. Les illustrations ne gâchent rien au texte, encore mieux, elles procurent un certain plaisir (des mots qui s'enchaînent, des couleurs vives, un dessin agréable). Mais c'est bien le sujet, qui fait de cet album, un petit trésor. Un attrapeur de mots pour expliquer l'expression "je l'ai sur le bout de la langue". C'est fort bien trouvé et très poétique! En fait l'attrapeur de mots est ce poète, cet écrivain qui à partir de bribes de mots nous explique le processus de la création du texte. Le texte en train de se faire, en mouvement! Un album intelligent en même temps que bien inspiré!



5 champignons/5

Les yeux du cerf-volant

May Angeli


Seuil Jeunesse

Album Jeunesse à partir de 5 ans

Paru en Janvier 2009

Thèmes: Transmission, jeux, Grand-père.


"Grand vent dans le ciel un cerf-volant est écrit."




May Angeli signe ici un album aux senteurs d'huile d'olive, de collines au grand vent, d'une vie aux accents de campagne, où le soleil vous caresse la peau. Il faut imaginer une oliveraie, une tonalité provençale qui émane de cet album doux et sensible. Le thème de la transmission, de cette relation de complicité entre un petit-fils et son grand-père, est empreint d'une chaleur apaisante. Mais Petit Jean se pose une question: il y a un mur gris qui sépare l'oliveraie. Il aimerait savoir ce qu'il y a derrière ce mur. Son grand-père vivait là du temps où le mur n'existait pas: il sentait alors la mer, les bateaux et jouait avec ses camarades en dévalant les collines. Un jour, Petit Jean et son grand-père décident de construire un cerf-volant avec des yeux, pour voir ce qu'il y a derrière le mur triste. C'est alors qu'un jour de grand vent, le cerf-volant prend son envol... Le texte est sensible et les illustrations au pastel sec sont suffisamment jolies pour que l'on apprécie cet album.



3,5 champignons/5

mercredi 7 janvier 2009

Twilight, le guide officiel du film


Mark Cotta Vaz

Hachette Livre (Hachette Jeunesse)
Traduit de l'anglais par Philippe Rouet, Marie Tillol et Pia Boisbourdain

Guide du film Fascination réalisé par Catherine Hardwicke
Sortie sur les écrans français le 7 janvier
Avec Kristen Stewart, Robert Pattinson

Année de Production: 2008
Film américain
Genre: Fantastique

Guide paru en Décembre 2008

La saga de Stephenie Meyer, avec plus de 18 millions d'exemplaires vendus dans le monde, arrive au cinéma.Découvrez les coulisses du tournage du film tiré du roman, Fascination, qui a passionné des millions de lecteurs dans le monde entier. Porté à l'écran par la réalisatrice primée, Catherine Hardwicke, et son équipe, Twilight relève avec brio le défi de mettre en images l'univers incroyable de Stephenie Meyer. Photos inédites, interviews exclusives, anecdotes croustillantes. Mark Cotta Vaz révèle les secrets de cette aventure en expliquant le travail du réalisateur, des producteurs et des décorateurs.L'occasion de comprendre comment l'on passe du livre à l'écran, mais aussi de retrouver Edward et Bella, et d'en apprendre davantage sur eux.


A défaut de pouvoir aller voir le film dès sa sortie en salle, je me suis octroyé un petit plaisir...nommé Le guide officiel du film! Tout d'abord, c'est la première fois que je lis un livre pour un film. Je l'ai fais pour Twilight car ayant lu la saga de Stephenie Meyer, je voulais avoir un aperçu du film. En plus, celui-ci sera un parfait "souvenir", une fois que je l'aurais vu au cinéma!
En somme, pour ce guide rien d'exceptionnel hormis des interviews des réalisateurs, producteurs et autres membres de l'équipe de tournage. C'est tout de même intéressant de comprendre certains mécanismes de tournage comme pour les effets spéciaux, la recherche des décors. On comprend aussi cette recherche perpétuelle qu'il y a eu ( décor, paysages, jeu des acteurs, costumes) pour adhérer au roman et respecter l'effet Meyer, être au plus près de l'atmosphère telle qu'elle est perçue dans la lecture. L'adaptation du roman mis en scène, porté à l'écran, est un travail à la fois précis et difficile. C'est ce qui nous est expliqué dans ce guide.
Je dois avouer que ce guide est évidemment conçu pour les fans, avant-tout, car de nombreuses références sont faites au roman, aux personnages et à l'intrigue même. Ceux qui n'auraient pas lu le roman, seraient un peu perdus surtout que les explications de certaines scènes sont complexes et techniques. On apprend donc beaucoup de choses mais c'est un ouvrage pour les érudits de la saga!
Hormis son aspect hautement commercial/marketing, genre "coup d'éclat" avant la sortie du film, s'il est un seul point à retenir, ce sont les magnifiques photos issues des coulisses et du tournage du film. Belles, éclatantes et de haute qualité, elles s'enchaînent à un rythme effréné et c'est cela précisément qui nous donne le plaisir de parcourir ce guide et de s'y attarder plus longuement. A voir donc, et pour ceux qui sont fans, à lire bien sûr!


Ce que j'ai retenu du guide:
le film Twilight ne se classe pas dans une seule catégorie, c'est un mélange de plusieurs styles. Ce qui touche avant tout le public, c'est cette histoire d'amour singulière entre Bella et Edward, une histoire d'amour à laquelle on voudrait s'identifier, Catherine Hardwicke nous dit à ce propos : "On est en quête de l'amour idéal, à tout âge. Les romans de Stephenie donnent envie d'appartenir à cet univers". La météo a été un acteur à part entière du tournage car il fallait coller à l'image de la ville de Forks. Un tournage qui fut donc périlleux et soumis aux lois des intempéries. La recherche fine et rigoureuse des lieux de tournage, des décors. Enfin la dernière phrase de la réalisatrice et son souhait : "Pour tout dire, j'aimerais que les spectateurs attrapent leur petit(e) ami(e) par le bras, sortent s'embrasser, puis qu'ils retournent voir le film pour avoir à nouveau envie de s'embrasser!"

mardi 6 janvier 2009

Premier swap de l'année!

Et oui! Je sais ce que vous allez me dire!!! Encore un swap!! Pour ma défense, c'est le premier de l'année et en plus cela va faire depuis le mois d'octobre que je ne me suis pas inscrite à un nouveau swap! J'ai résisté longtemps mais ce swap Littérature Asiatique, il m'a fait un clin d'oeil! Non seulement je vais découvrir une littérature dans un domaine qui n'est pas mon fort, mais il y a aussi pleins d'autres petites surprises! Sauvée in extremis, j'ai chipé la dernière place à prendre! Mais j'arrête ici mon blabla, pour vous livrer l'essentiel de ce swap Littérature Asiatique.


Organisé par Hamnessa, les colis devront être postés entre le 2 et le 14 février! Le contenu de chaque colis est le suivant:




- 2 livres asiatiques suivant les goûts de votre swapé(e)
- 1 marque page pour accompagner le livre. Il peut être fabriqué ou acheté
- 1 gourmandise à manger en rapport avec l'asie
- 1 gourmandise à boire en rapport avec l'asie
- 1 surprise en rapport avec le continent asiatique



Photo Copyright Miss Tigri Tous droits réservés.

lundi 5 janvier 2009

Je veux vivre

Jenny Downham


Editions Plon
Traduit de l'anglais par Aleth Paluel-Marmont
Paru en Juin 2008
393 Pages



Quatrième de couverture: Tessa a 16 ans.Elle a décidé de vivre. Il y a urgence : elle sait qu'elle va mourir. Et elle sait tout ce qu'elle veut faire avant. Conduire une voiture, dire oui à tout pendant une journée, faire l'amour, fumer des joints, devenir célèbre, réconcilier ses parents séparés. Le compte à rebours commence : Tessa enchaîne les 400 coups avec sa meilleure amie Zoé, rend son père fou d'inquiétude et. tombe amoureuse. Avec Adam, elle découvre la douceur, le véritable amour.Tout est plus fort et plus exaltant. Plus émouvant aussi. Car chaque souffle, chaque ligne de cette " love story " d'aujourd'hui dit la pureté et la tendresse, la sensibilité à fleur de peau d'une adolescente courageuse et entière, inoubliable.
A propos de l'auteur: Jenny Downham, 43 ans, a été actrice dans des hôpitaux et des foyers pour jeunes.Je veux vivre est son premier roman. Il a connu un immense succès en Angleterre, aux Etats-Unis et en Hollande. Elle vit aujourd'hui à Londres avec ses deux jeunes fils.



Tessa Scott, 16 ans, un nom à trois syllabes ! Hélàs, pas suffisant pour ce qu'elle désire plus que tout au monde et qui se résume en trois mots, trois simples mots: Je veux vivre! Ces mots qui explosent mais qui restent muets par la maladie, qui progressivement, comme un poison ôte le moindre soupçon de vitalité de Tessa. Ce fichu cancer, cette vie pourrie à l'intérieur d'elle, cette mort éclatante de réalité, toutes ces évidences plaquent Tessa dans son lit, alors qu'elle a tant à découvrir, à apprendre, à vibrer. Oui c'est précisément cela, l'idée de Tessa... faire vibrer son corps, faire l'amour, encore mieux tomber amoureuse! Faire vibrer son corps comme pour mieux dire à sa maladie "Tire-toi, tu m'empêcheras pas d'aimer". Tessa a une leucémie mais elle est pétillante, irritable, incontrôlable; elle fait une liste ahurissante: sexe, drogue, insouciance. Tout y passe. Une vie en accélérée. Accompagnée de Zoey, sa meilleure amie, d'un père qu'elle fait tourner en bourrique, d'un petit frère qui comprend pas tout, elle se lance dans des actes exagérés, complètement fous et dangereux comme pour mieux voir la mort en face et comprendre finalement que quoiqu'elle fasse, elle n'y échappera pas. Tessa Scott, 16 ans, pleine de colère et d'envies, faite de pulsions et d'émotions, une adolescente enflammée et animée par une volonté de fer "Je veux vivre avant de mourir".

Ce roman ne laisse pas indifférent, c'est certain. Même si j'ai beaucoup moins aimé cette lecture qui fut parfois éprouvante si ce n'est irritable. Quand vous lirez ce livre, traite du même thème mais Sally Nicholls y distille une douceur, une tendresse que l'on ne trouve pas chez Jenny Downham. Non, pour sûr Tessa n'est pas tendre! Elle traite son père de la pire des manières, balance des horreurs à tout bout-de-champ, ses pensées sont funestes et meurtries, et se conduit comme la dernière des délurées avec ses expériences illégales. Tessa est une adolescente en colère, sa maladie la ronge et la rend parfois méchante. C'est pourquoi ce personnage ne m'a inspiré aucune pitié ni même de la compassion. Soit, le cancer est une vraie ordure, une maladie puante, et ça on le comprend avec Tessa. Mais j'aime beaucoup sa manière de voir la vie, ce qui lui reste de volupté et de sensations. Les passages où Tessa se donne à l'amour, à la vie sont forts, terriblement authentiques. La fin m'a inspiré un grand calme, une fin paisible, une mort qui coule naturellement, sans larmes. Une fin un peu longue mais accueillie avec un grand soulagement car le reste du livre est épreuve. J'avoue avoir détesté Tessa plus d'une fois mais finalement avec le recul, je sais que ses réactions ne sont pas éloignées de cette réalité qu'est le cancer; il affecte les coeurs et rend le patient méchant, comme s'il en voulait à la terre entière. Pour tout ceci, chapeau bas car Jenny Downham a su restitué ce qu'il y a de plus misérable dans cette maladie, car toute cette colère n'est pas le reflet du malade, bien au contraire, c'est la fureur de vivre qui s'exprime, cette envie de vaincre qui emporte tout dans son sillage. Et que reste-t-il ? Ce n'est certainement pas la colère ni la rancune contre la maladie mais le désir de dire au revoir à sa famille. C'est l'histoire de Tessa Scott, de sa maladie mais surtout de ses déboires, de ses peurs, de ses espoirs, bref! c'est l'histoire de sa vie...



Je remercie grandement Guillaume Teisseire ainsi que le site Babelio pour cette opération Masse Critique et pour l'envoi généreux de deux titres sur ce thème bouleversant. Bien que différentes, ces deux lectures ont chacune, à leur manière, suscitées beaucoup d'intérêt. A lire également l'avis de Clarabel et de Book'in.

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

Ce titre existe aussi en édition jeunesse chez Plon Jeunesse.




2,5 champignons/5

dimanche 4 janvier 2009

Défi 2009 (Bis)

Voici la liste des livres que je voudrais chroniquer pour le défi personnel 2009. Ce n'est pas classé par ordre alphabétique des auteurs mais par genre. Je remercie Ys pour m'avoir donné l'idée de mettre des titres en lien à ce défi !!! Cela vous donnera un aperçu de ce que j'ai pu lire au cours de l'année 2008, avant la création du blog!


Littérature Asiatique et Indienne

Contes d'une grand-mère vietnamienne
, Anonyme
Conte de la première lune, Keiichi Hirano
La course au mouton sauvage, Haruki Murakami
Les amants du Spoutnik, Haruki Murakami

Mariage à l'indienne
, Kavita Daswani (Lu et Chroniqué)
Une passion indienne, Javier Moro
Une nuit at the call center, Chetan Bhagat (Lu et chroniqué)


Romans Etrangers
(tout pays hors Asie)

Terremer
, Ursula Le Guin
La justice de l'inconscient, Frank Tallis
L'affaire Jane Eyre, Jasper Fforde
Délivrez-moi, Jasper Fforde
L'ombre du vent, Carlos Luis Zafon
Ubik, Philip K Dick
De bons présages, Neil Gaiman et Terry Pratchett
Mécomptes de fées, Terry Pratchett
Je suis d'ailleurs, HP Lovecraft
Lestat le vampire, Anne Rice
La reine des damnés, Anne Rice


Littérature de Jeunesse

La série Harry Potter, JK Rowling
A la croisée des mondes, Philip Pullman


Littérature Française

L'élégance du hérisson
, Muriel Barbery (Lu et chroniqué)
L'ombre des autres, Nathalie Rheims
Les Thanatonautes, Bernard Werber
Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu (Lu et chroniqué)

samedi 3 janvier 2009

Défi 2009

Et oui!!! j'ai décidé de mettre la barre haute cette année! Au lieu de participer aux nombreux et divers challenges que l'on peut trouver sur la blogosphère littéraire (auxquels je ne m'inscris pas par peur de ne pas en venir à bout!) je me lance un défi personnel ! Il consiste tout simplement à relire et chroniquer les livres que j'ai lu avant la création de mon blog, car avant même de le créer, ma bibliothèque était bien remplie! Et je ne veux pas délaisser certains titres qui gagnent à être connus! Ainsi donc, quand mon porte-monnaie sera pauvre, je pourrais reprendre certaines lectures anciennes et leur donner une seconde vie en les répertoriant dans Sous le feuillage. A ce défi viendra s'ajouter ma liste de livres à livre qui s'agrandit de jour en jour ainsi que les nouveautés de l'année 2009! Défi qui vous semblera bien mince mais qui pour moi reste un vrai challenge.

Les coups de coeur de 2008





COUPS de COEUR en Littérature pour adultes


La porte des Enfers de Laurent Gaudé
La mécanique du coeur de Mathias Malzieu
Tideland de Mitch Cullin
Neverwhere de Neil Gaiman


Prix du meilleur auteur pour mon année 2008 : Neil Gaiman
Découvertes marquantes: Orgueil et Préjugés de Jane Austen et L'alchimiste de Paulo Coelho.



COUPS de COEUR en Littérature Jeunesse


Miss Charity de Marie-Aude Murail
Tobie Lolness de Timothée de Fombelle
Le dernier elfe de Silvana de Mari
La déclaration de Gemma Malley
Ne t'inquiète pas pour moi d'Alice Kuipers
La voleuse de livres de Markus Zusak
La série Twilight de Stephenie Meyer

Prix du meilleur auteur jeunesse de mon année 2008 : Stephenie Meyer



COUPS de COEUR pour les Albums!


Généalogie d'une sorcière illustré par Benjamin Lacombe
Princesses du monde illustré par Miss Tigri
Le chasseur de papillons illustré par Adolie Day
Russell le mouton de Rob Scotton


Prix du meilleur illustrateur pour mon année 2008 : Benjamin Lacombe
Découvertes marquantes: les illustratrices Cathy Delanssay et Rebecca Dautremer


COUPS de COEUR en Bd, Mangas, Comics


My way de Ji Di
Fée et tendres automates, Béatrice Tillier
Clover de Clamp
Courtney Crumrin de Ted Naifeh

Prix du meilleur scénariste pour mon année 2008 : Ted Naifeh

vendredi 2 janvier 2009

Tic Tac Tic Tac...

L'heure des bilans a sonné et croyez-moi cela n'est pas une mince affaire! Mais je me suis armée de patience pour classer et vous donner les statistiques de Sous le feuillage! Allez ne perdons plus de temps! Les données parlent d'elles-même!!!

Sous le feuillage a été ouvert le 10 avril 2008 et au 31 décembre 2008, il compte 188 messages blog dont 126 billets relatifs aux lectures diverses (sans distinction de genre).


Parmi ces 126 lectures, en détail, cela nous donne:

-Pour les Romans Adultes: Français 9 et Etrangers 14 soit un total de 23 livres lus

-Pour les Romans Jeunesse: Côté Français 7 et côté Etrangers (pour la majeure partie Anglo-saxons) Total 20

-62 Albums Jeunesse ont été chroniqués.

-BD, Mangas et Comics, un total de 11.

Constat: Une nette prédominance est affichée pour la littérature de Jeunesse par rapport aux autres romans dits adultes. Une préférence pour la lecture d'oeuvres étrangères, notamment anglo-saxonne que ce soit en jeunesse ou en romans adultes. Le domaine français est laissé en friche!

Résolution 2009: Développer et enrichir les lectures dans la catégorie Adultes et privilégier, si ce n'est m'intéresser à la littérature française! A noter, aucun roman dit classique de la littérature française ne figure sur mon palmarès! A méditer!
L'année 2008 a donc été celle de LA JEUNESSE !!!! même si, fait étonnant, les romans ados se font doubler de peu par les romans adultes! Mais si on regarde le taux d'albums lus! C'est bien la jeunesse qui a investit Sous le feuillage! et a ravit mon coeur!!de lectrice...

jeudi 1 janvier 2009

Bonne Année 2009 !!!!!!!


Je vous souhaite à tous et à toutes une excellente année 2009, avec la santé, la joie, l'affection et le bonheur. Pour ceux qui comme moi, ont eu leur lot de difficultés, je vous souhaite que l'année 2009 soit meilleure que la précédente.


Pour tous les lecteurs et lectrices, compulsifs ou pas, mais toujours passionnés, je ne peux que vous souhaiter de belles lectures, des découvertes et des coups de coeur. Encore et encore.

L'année 2009 sera riche en émotions livresques mais pas que!!!!
Je tiens à vous remercier pour vos visites et vos commentaires qui chaque jour m'encouragent.
L'année 2008 aura été celle de la naissance de Sous le feuillage, une formidable aventure dans laquelle je me suis lancée et qui me tiens encore à coeur.
Pas de résolutions pour 2009, je ne les tiendrais pas (ne plus acheter de livres c'est impossible, vider mon compte en banque et dévaliser les librairies, j'essaie encore de me soigner mais c'est sans espoir!!). Simplement, une promesse, celle de rester fidèle à ma passion, à la littérature et de mettre à jour autant que possible le témoin de cette vitalité: parce que les lectures sont aussi nos vies, que les lecteurs que nous sommes font vivre les livres et parce que précisément lire c'est vivre!

Ma passion est vôtre, que 2009 soit encore une belle année de partage.